La Haute-Commissaire à l'Enfance dénonce la résurgence du site Coco, « une gifle à la promesse de protection »
Résurgence du site Coco : Sarah el Haïry alerte sur les dangers pour l'enfance

La Haute-Commissaire à l'Enfance dénonce la résurgence du site Coco, « une gifle à la promesse de protection »

Sarah el Haïry, haute-commissaire à l'Enfance, a alerté samedi 18 avril 2026 sur la résurgence du site internet Coco, fermé par la justice en 2024 après avoir été accusé d'avoir servi à la commission de nombreux crimes sexuels. Elle a promis de « traquer » ses initiateurs, qualifiant ce retour de « vraie gifle à la promesse de protection qu'on fait ».

Un site au cœur d'affaires criminelles retentissantes

Le quotidien Ouest France a révélé vendredi la réouverture de la plateforme sous une nouvelle adresse URL et le nom de Cocoland. Ce site a été au centre de plusieurs affaires criminelles, dont le procès des viols de Mazan. Pendant dix ans, Dominique Pelicot, condamné à 20 ans de réclusion, a assommé sa femme Gisèle Pélicot d'anxiolytiques pour la violer et la faire violer par des dizaines d'hommes recrutés via Coco.

Des dangers multiples pour les enfants et la société

Sarah el Haïry a réagi sur RMC, soulignant que « ces sites, ce ne sont pas des lieux anodins, ils utilisent toutes les failles, ils cherchent des proies, les proies ce sont des enfants ». Elle a ajouté qu'ils facilitent des guet-apens homophobes, des viols, du trafic de drogue et de la traite humaine. La haute-commissaire a prévenu : « Il y a des procédures qui sont lancées, elles permettront de les faire fermer, on les traquera, on les harcèlera, on ne leur laissera pas de répit ».

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Historique judiciaire et mise en examen du fondateur

Immatriculé à l'étranger et considéré comme un repère de prédateurs par des associations de protection de l'enfance, le site Coco a été fermé par la justice en juin 2024. Son fondateur, l'Italien Isaac Steidl, a été mis en examen le 9 janvier 2025 à Paris pour des charges incluant :

  • Complicité de trafic de stupéfiants
  • Détention et diffusion d'images pédopornographiques
  • Corruption de mineur via Internet
  • Association de malfaiteurs

Isaac Steidl conteste ces accusations. Cette résurgence soulève des inquiétudes majeures quant à la sécurité des enfants et l'efficacité des mesures de protection, mettant en lumière les défis persistants dans la lutte contre les crimes en ligne.

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