Recensement à Rousson : une mise en demeure qui irrite les habitants
Une mise en demeure envoyée par la mairie de Rousson pour le recensement de la population a provoqué l'agacement et l'incompréhension de nombreux résidents. Alors que la date limite pour remplir les documents est fixée au 14 février, les Roussonnais dénoncent des pressions et un ton comminatoire de la part des autorités municipales.
Un ton perçu comme menaçant
Les habitants se plaignent d'injonctions insistantes pour qu'ils retournent rapidement les questionnaires, avec des formulations jugées excessives. La notice de recensement, déposée dans les boîtes aux lettres le 17 janvier, demandait déjà une réponse pour le 18, accompagnée de la phrase : "Je vous prie de répondre au plus vite." Les visites de l'agent recenseur ont été décrites comme proches du harcèlement, avec des avertissements de procès-verbal en cas de non-réponse.
La réaction du maire
Le maire de Rousson, Ghislain Chassary, a publié sur Facebook un message justifiant l'envoi d'un courrier marqué "Urgent", avec pour objet une mise en demeure pour refus de répondre. Le document, non signé et non daté, menaçait de saisir le procureur si les questionnaires n'étaient pas retournés dans les trois jours. L'autorité judiciaire consultée s'est montrée étonnée par ce procédé.
Justifications et silence
Le maire a défendu sa démarche en affirmant : "L'heure est maintenant à l'action, plus au... Oui je vais le faire." Cependant, invité à clarifier la situation, il n'a pas souhaité répondre aux sollicitations des médias. Cette affaire soulève des questions sur les méthodes employées pour assurer la participation au recensement, alors que les habitants disposaient encore de temps avant la date butoir.
La situation illustre les tensions potentielles entre les obligations administratives et le ressenti des citoyens, dans un contexte où la communication des autorités peut être perçue comme agressive. Les Roussonnais attendent désormais des éclaircissements sur cette procédure controversée.



