Violente rixe devant un lycée varois : un père dénonce des dysfonctionnements après l'agression de son fils
Rixe au lycée : un père dénonce des dysfonctionnements après l'agression

Violente altercation devant un établissement scolaire varois

Une enquête judiciaire a été ouverte suite à une rixe particulièrement violente qui s'est déroulée devant le lycée Maurice-Janetti à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, dans le Var. Les faits remontent au 2 mars 2026, lorsqu'une dizaine de lycéens ont pris à partie et blessé plusieurs de leurs camarades à la sortie de l'établissement.

Une intervention rapide des forces de l'ordre

Selon les informations communiquées par la gendarmerie de Brignoles, les événements se sont produits pendant la récréation. Deux surveillants du lycée sont intervenus pour mettre fin à l'affrontement, avant l'arrivée rapide des militaires de la communauté de brigades de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Ces derniers ont immédiatement procédé au recueil des premiers témoignages sur les lieux.

Dix mineurs identifiés et des mesures judiciaires

Une enquête de flagrance a été ouverte pour des faits de violences aggravées, sous la direction du procureur de la République de Draguignan. Les investigations ont permis d'identifier dix personnes, toutes mineures, susceptibles d'avoir participé à ces violences. Deux d'entre elles ont été placées sous contrôle judiciaire en attendant leur comparution prévue le 30 avril prochain devant le tribunal pour enfants. Trois autres seront convoquées pour être jugées à la même date.

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Le témoignage poignant d'un père de famille

Antoine, le père de l'une des victimes âgée de 16 ans, a accepté de témoigner sous couvert d'anonymat pour son fils, prénommé Noé dans cet article. Il décrit une « agression collective » d'une extrême violence qui s'inscrirait dans un contexte de harcèlement et de violences récurrentes depuis plusieurs mois.

« Mon fils aurait pu mourir »

« Mon fils de 16 ans a été victime d'un véritable lynchage par un groupe d'environ 30 jeunes », affirme le père de famille, encore traumatisé par la brutalité des faits. Il explique que Noé a subi des coups de poing, de pied et de genou à la tête et au corps pendant plusieurs minutes, ainsi qu'un piétinement au sol. Le jeune homme a dépassé les 40 jours d'incapacité totale de travail et reste profondément choqué par cette expérience.

Des alertes préalables ignorées ?

Antoine dénonce ce qu'il qualifie de « dysfonctionnement global » autour de ces événements. Il révèle avoir déposé une main courante avec son fils le 31 janvier 2026 pour alerter sur ce harcèlement collectif et demander une protection. Quelques jours plus tôt, un ami de Noé avait déjà été roué de coups et filmé par une partie de ce même groupe. « Le lycée a été alerté à de nombreuses occasions », insiste-t-il.

Des questions sur la sécurité de l'établissement

Le père de famille soulève plusieurs problèmes concernant la sécurité aux abords du lycée. Il affirme ne pas avoir été averti par l'établissement lorsque la rixe s'est produite, ce sont les gendarmes qui l'ont contacté pour l'informer que son fils avait été agressé et transporté à l'hôpital.

Des caméras non fonctionnelles

Plus inquiétant encore, Antoine déplore des failles en termes de sécurité matérielle. « Il y a cinq caméras devant l'établissement. Quand on a demandé à visionner les images, on nous a répondu qu'elles ne fonctionnent pas. Comment peut-on protéger des élèves dans ces conditions ? », s'interroge-t-il avec amertume.

Un hommage aux agentes d'accueil

Malgré ses critiques, le père tient à souligner le courage dont ont fait preuve les deux agentes d'accueil du lycée qui sont intervenues pendant l'altercation. « Sans elles, l'issue aurait pu être bien plus dramatique. Elles ont fait preuve d'un réel courage. Je leur serai éternellement reconnaissant », reconnaît-il.

La position de l'administration scolaire

De son côté, le proviseur du lycée Maurice-Janetti assure « ne pas minimiser ce qu'il s'est passé » tout en soutenant que son établissement est réputé pour « son climat serein ». Il précise avoir reçu le père et son fils à deux reprises et travailler main dans la main avec la gendarmerie.

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Des mesures disciplinaires prises

« Les élèves qui ont participé de près comme de loin à cette agression font l'objet de mesures conservatoires : ils ne sont plus tolérés tant qu'ils ne sont pas passés en conseil de discipline », explique le chef d'établissement, qui se dit « réjoui » du retour prochain de Noé en classe.

Une mobilisation affirmée contre les violences scolaires

La gendarmerie, quant à elle, assure être « pleinement mobilisée face au phénomène de violences aux abords des établissements scolaires ». Cette affaire intervient dans un contexte plus large de préoccupations concernant la sécurité des jeunes dans les enceintes éducatives et leurs alentours immédiats.

Un long chemin vers la reconstruction

Pour la famille du lycéen agressé, le chemin de la reconstruction s'annonce long et difficile. Noé, profondément marqué par cette expérience, avait initialement envisagé de changer d'établissement avant d'y renoncer par crainte de s'éloigner de son foyer familial.

« Il faut que la peur change de camp. Sinon, ça continuera, encore et toujours. Qui protège vraiment nos enfants ? », conclut Antoine, exprimant une inquiétude partagée par de nombreux parents face à la recrudescence des violences en milieu scolaire.