La ville de Périgueux est en deuil après le décès de Richard Gresse, une figure emblématique du quartier de la Cité. Ce cordonnier passionné et gardien de l'équipe de roller hockey locale a perdu son combat contre un cancer, dimanche 22 février, à seulement 62 ans. La maladie l'a emporté quelques semaines seulement après l'annonce du diagnostic, laissant ses proches et la communauté sous le choc.
Un homme aux multiples talents
Originaire des Antilles, Richard Gresse avait grandi à Mont-de-Marsan, dans les Landes, avant de s'installer en Dordogne pour se former à la menuiserie. « C'était un bosseur. Il savait faire plein de choses », raconte Nathalie, une amie proche. Passionné par le travail du cuir, il avait appris la cordonnerie en autodidacte et repris la petite boutique de la rue de la Cité en 2014.
Son atelier était un lieu de vie où il ne refusait jamais de dépanner un client, même pour des réparations urgentes ou complexes. On le voyait souvent s'affairer tard le soir, dévoué à son métier. « Il aimait passer du temps avec les gens et il était aimé de tous », souligne encore son amie.
Passions et engagements
Au-delà de son travail, Richard Gresse était un homme aux passions variées :
- Grand fan de motos, particulièrement des Ducati, même s'il se déplaçait principalement à vélo en ville.
- Amateur de musique rock, qu'il écoutait avec ferveur.
- Gardien de l'équipe de roller hockey des Torpilles de Périgueux, où il pratiquait ce sport avec enthousiasme.
Un hommage vibrant
Ses nombreux amis se sont réunis jeudi 26 février au crématorium de Sanilhac pour lui dire au revoir. La cérémonie s'est poursuivie au cimetière de Mensignac, en présence de sa compagne Isabelle, près de sa Ducati et sur des airs de rock, pour la dispersion de ses cendres.
Plutôt que des fleurs, une collecte de dons a été organisée au profit de la Ligue contre le cancer et de l'association HOP 24, qui accompagne les malades à l'hôpital de Périgueux. Un geste qui reflète l'esprit solidaire et généreux de Richard Gresse, dont l'absence laisse un grand vide dans le cœur des Périgourdins.



