Un randonneur périgourdin secouru en vallée d'Aspe après une frayeur en montagne
Un homme d'une trentaine d'années, originaire de la Dordogne, a vécu une expérience effrayante samedi 28 février en vallée d'Aspe, dans les Pyrénées-Atlantiques. Parti seul en randonnée hivernale la veille, avec l'objectif de bivouaquer au bord du lac du Montagnon, célèbre pour sa forme de cœur, il a finalement dû appeler les secours après avoir entendu des coulées d'avalanches à proximité de son campement.
Une nuit perturbée par les éléments
Vendredi 27 février, le randonneur a entamé son ascension vers le lac du Montagnon, mais les conditions météorologiques, notamment la neige abondante, l'ont contraint à modifier ses plans. Il a installé sa tente au niveau du col de la Taillandère, un peu plus bas que prévu. La nuit a été mouvementée, et le samedi matin, après s'être fait une sérieuse frayeur en entendant des avalanches, il a décidé de contacter les services de secours en montagne.
L'appel a été passé peu avant 13 heures. « Il dit avoir entendu des coulées d'avalanches à proximité de sa position », a indiqué un secouriste du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d'Oloron Sainte-Marie. Face à cette situation d'urgence, les équipes se sont immédiatement mobilisées.
Une intervention complexe en conditions difficiles
Malheureusement, le mauvais temps ce samedi a empêché le décollage de l'hélicoptère Dragon 64 de la Sécurité civile. Une caravane terrestre a donc été dépêchée pour rejoindre le randonneur. La progression des gendarmes a été rendue ardue par un brouillard persistant, mais ils ont finalement atteint l'homme vers 17 heures. Ils ont prévu de le redescendre en skis, une opération délicate dans ces conditions.
Lors de leur intervention, les secouristes ont constaté que le randonneur n'était pas équipé des dispositifs de sécurité essentiels. « Ils l'ont aussi équipé d'un détecteur de victime d'avalanche (DVA) car il n'était pas porteur des équipements de sécurité », a regretté un membre du PGHM. Cette omission soulève des questions sur la préparation des aventuriers en milieu enneigé.
Rappel crucial sur les équipements et les pratiques sécuritaires
Ces dernières semaines, plusieurs cas similaires ont été recensés, où des randonneurs hivernaux se sont aventurés sans le matériel adéquat. « Soit par méconnaissance, soit parce qu'ils n'avaient pas le matériel. La pelle, la sonde et le DVA sont des indispensables lorsqu'on évolue en milieu enneigé, peu importe que l'on soit en skis de randonnée ou avec des crampons », a insisté le PGHM. Ces équipements peuvent faire la différence entre la vie et la mort en cas d'accident.
Par ailleurs, les experts déconseillent fortement de s'aventurer seul en montagne, été comme hiver. « Le mieux, pour les novices, est de se rapprocher d'un professionnel de la montagne, un accompagnateur pour les raquettes et un guide pour faire des activités plus techniques, que ce soit du ski de randonnée ou de l'alpinisme », a rappelé le PGHM. Ces conseils sont d'autant plus pertinents que le risque d'avalanche, bien que limité à 2/5 actuellement, reste présent. « Le risque d'une coulée est toujours présent », a ajouté un secouriste.
Avant chaque sortie en montagne, il est essentiel de consulter le bulletin du risque avalanche de Météo-France. Cette simple précaution peut éviter des situations périlleuses comme celle vécue par ce Périgourdin, qui devrait se souvenir longtemps de ses vacances en Béarn. Cette intervention met en lumière l'importance d'une préparation rigoureuse et du respect des consignes de sécurité pour profiter sereinement des paysages montagnards.



