Réalisateurs français libérés au Togo, arrivés à Paris
Réalisateurs français libérés au Togo, arrivés à Paris

Les réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, arrêtés fin juillet au Togo, sont arrivés à Paris jeudi matin, au lendemain de l'annonce de leur libération. Ils ont atterri à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle « un peu avant 8 heures » à bord d'un vol commercial, selon une source diplomatique citée par l'AFP. Ils ont été accueillis par leurs proches et deux agents du ministère français des Affaires étrangères.

Un retour marqué par un grand soulagement

Gaël Mocaër a pu regagner son domicile, tandis que Sebastian Perez Pezzani a été hospitalisé « afin d'assurer la continuité de son suivi médical mis en place au Togo », a précisé la même source. Les deux hommes étaient accusés de fausses déclarations et avaient été autorisés à quitter le territoire togolais après l'octroi d'une liberté provisoire, avait annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué publié jeudi à l'aube.

« C'est un grand soulagement pour leurs proches et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, qui s'est pleinement mobilisé pour ce dénouement », avait réagi le porte-parole. Ce retour met fin à plusieurs semaines de détention dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.

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Une affaire aux multiples rebondissements

Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey, avaient été arrêtés le 27 juillet dans le nord du Togo, où ils tournaient un épisode de l'émission « Les routes de l'impossible », une série documentaire diffusée sur France Télévisions. Les trois hommes avaient été placés en détention à Lomé, poursuivis pour « fausses déclarations ».

Fin août, la justice togolaise avait remis en liberté sous contrôle judiciaire Sebastian Perez Pezzani, qui est malade, afin qu'il puisse recevoir des soins médicaux à Lomé. Son passeport lui avait néanmoins été confisqué. À la même période, Lomé avait indiqué que la justice disposait « d'indices graves » à leur encontre.

Des accusations contestées par la défense

Les autorités togolaises avaient évoqué « plusieurs irrégularités dans la préparation et l'exécution » de leur mission, reprochant notamment aux réalisateurs de ne pas avoir eu les autorisations adéquates. La société de production réfute ces accusations et assure que les trois hommes étaient en règle. La justice togolaise accuse également les trois hommes d'avoir utilisé un drone, en particulier dans le nord du pays, une région où la situation sécuritaire est tendue.

Les trois hommes ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés, avait expliqué leur avocat, Martial Akakpo. Leur retour en France marque une étape décisive dans cette affaire, même si les procédures judiciaires togolaises pourraient se poursuivre.

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