Une organisation criminelle chilienne démantelée en Haute-Garonne
La fin d'une enquête de plusieurs mois a conduit à l'interpellation de quatre hommes originaires du Chili, suspectés d'avoir commis une série impressionnante de cambriolages dans le département de la Haute-Garonne, autour de Toulouse. Ces informations, révélées par La Dépêche du Midi, ont été confirmées à 20 Minutes par le procureur de la République, David Charmatz.
Une vague de cambriolages dans une vingtaine de communes
Entre le 16 et le 28 juin 2025, les suspects auraient cambriolé pas moins de 34 maisons, semant la panique dans une vingtaine de communes du département. Parmi les localités touchées, on retrouve Castelmaurou, Tournefeuille, Labastidette, Balma, Merville et bien d'autres encore.
Une organisation millimétrée avec des locations Airbnb comme QG
Leur méthode était particulièrement sophistiquée. Les criminels louaient d'abord des voitures en Espagne pour franchir la frontière et se rendre en Haute-Garonne, évitant ainsi les radars. Une fois sur place, ils ne louaient pas des logements sur Airbnb pour visiter la région, mais pour en faire des quartiers généraux temporaires.
Pendant trois nuits consécutives, ces Chiliens se déplaçaient dans le département armés d'un simple tournevis, à la recherche de logements à cambrioler en forçant portes et fenêtres. Après avoir volé bijoux, métaux précieux et objets de valeur en seulement 72 heures, ils repartaient à l'étranger pour préparer leur prochain coup.
Une enquête qui aboutit grâce à des similitudes avec d'autres vols
Ce sont les gendarmes de Mérignac, en Gironde, qui ont finalement retrouvé leur trace grâce à un lien établi avec des vols similaires commis autour de Bordeaux. Après plusieurs mois d'enquête et face aux similitudes frappantes dans le mode opératoire, les suspects ont pu être identifiés. Plusieurs d'entre eux étaient déjà en détention pour d'autres affaires.
Les suspects placés en détention provisoire
Mercredi 11 février, les quatre malfrats ont été placés en garde à vue à Aucamville. Deux jours plus tard, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Leur procès est fixé au 8 avril devant le tribunal correctionnel, marquant ainsi la fin d'une opération criminelle qui avait terrorisé de nombreux habitants de la région toulousaine.



