Point de deal aux Prés Saint-Jean : 5 mois de prison pour un "sacocheur"
Prés Saint-Jean : 5 mois pour un "sacocheur"

Le lundi 4 mai, un Alésien de 24 ans a été jugé en comparution immédiate au palais de justice d’Alès pour trafic de stupéfiants. Connu des services de justice avec dix mentions sur son casier, il a été interpellé le 1er mai sur le point de deal notoire du quartier des Prés Saint-Jean.

Une interpellation lors d'une surveillance policière

En fin d’après-midi du 1er mai, les policiers nationaux en mission de surveillance rue Lavoisier ont observé ses agissements. Ils l’ont arrêté dans un immeuble avec des stupéfiants sur lui, puis il les a conduits à une cave où d’autres produits ont été découverts. Au total, 84 grammes de cannabis et 121 grammes de cocaïne ont été saisis.

Le jeune homme, sans domicile fixe, a reconnu son implication. Il a expliqué être payé 100 euros pour une journée de travail de 10 heures à 17 heures, qualifié de "mi-temps". Il a justifié son choix de "tenir la sacoche" plutôt que de s’en prendre à une personne âgée ou de cambrioler. "C’est la toute première fois que je fais ça. J’étais anti-ça mais, aujourd’hui, je suis plus bas que terre", a-t-il déclaré dans son box, avant de craquer.

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Des réquisitions sévères et une peine de 5 mois

Lors de l’audience, la juge d’application des peines (JAP) a exprimé son exaspération : "Moi, j’en ai marre de vous voir tous les quatre matins au tribunal. Il va falloir vous reprendre en mains." Le substitut du procureur, Quentin Larroque, a qualifié la situation de "sacré gâchis", soulignant que le prévenu avait mis en échec les sursis probatoires et les alternatives à l’incarcération. Il a requis dix mois de prison avec maintien en détention.

À l’énoncé de ces réquisitions, le prévenu s’est levé pour quitter le box, retenu par les agents pénitentiaires, avant de se rasseoir en éclatant en sanglots. Son avocat, Me Guillaume Garcia, a plaidé pour une sanction clémente, rappelant que son client n’était pas un délinquant chevronné dans le stupéfiant. "Malheureusement, il a gagné au loto… Tout ce qui pouvait tomber est tombé", a-t-il déploré.

Finalement, l’Alésien a écopé de cinq mois de prison avec maintien en détention. La JAP lui a conseillé : "Prenez ça comme un mal pour un bien. Profitez-en pour rebondir."

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