Ouverture du procès pour la mort tragique d'Elisa Pilarski
Le procès de Christophe Ellul, âgé de 51 ans, s'est ouvert ce mardi 3 mars 2026 au tribunal de Soissons, dans les Hauts-de-France. L'homme est jugé pour homicide involontaire suite au décès de sa compagne, Elisa Pilarski, survenu le 16 novembre 2019. La victime, enceinte de six mois, a été retrouvée morte après une promenade en forêt, tuée par les morsures multiples d'un pitbull nommé Curtis.
Les déclarations choc de l'accusé en audience
Arrivé libre au tribunal, Christophe Ellul a lancé des propos percutants devant la cour. "Si Curtis est coupable, piquez-le ou c'est moi qui vais le faire, mais mettez sur la table les preuves", a-t-il affirmé. Il a insisté sur son innocence et celle de son chien, soulignant "plein d'incohérences" durant l'instruction. L'accusé a rappelé qu'il avait perdu sa femme et son fils à naître, ajoutant : "Est-ce que vous pensez que j'aurais laissé une chance à Curtis si sa responsabilité était certaine ?".
Les éléments accablants de l'enquête
Malgré les dénégations de Christophe Ellul, l'enquête a accumulé des preuves accablantes. L'ADN d'Elisa Pilarski a été retrouvé sur Curtis, notamment sur sa babine supérieure droite, et l'ADN du chien a été identifié sur le cuir chevelu de la victime. Les morsures, localisées à la tête et au cou, correspondent aux caractéristiques physiques du pitbull. De plus, Christophe Ellul est soupçonné d'avoir importé illégalement Curtis des Pays-Bas, en le présentant faussement comme un "Whippet-Griffon", alors qu'une expertise vétérinaire a confirmé qu'il s'agissait d'un American Pitbull Terrier, une race interdite en France.
Un dressage controversé et des précautions négligées
L'instruction a révélé que Christophe Ellul aurait dressé Curtis "au mordant", une pratique prohibée en France qui peut entraîner une perte d'inhibition chez l'animal en phase d'excitation. L'enquête a également pointé l'absence de précautions de la part de l'accusé, qui a laissé sa compagne, de petit gabarit et enceinte, promener seule le chien dangereux. La mère d'Elisa Pilarski a témoigné que sa fille, "amoureuse des animaux", ne percevait pas le risque, mais a noté qu'elle n'avait pas vu Curtis depuis plusieurs mois avant le drame.
La piste de la chasse à courre écartée
Christophe Ellul a maintenu tout au long de l'instruction que des chiens de chasse à courre étaient responsables de la mort, affirmant les avoir découverts autour du corps. Bien qu'une chasse ait effectivement eu lieu ce jour-là, les analyses scientifiques ont écarté cette piste, confirmant la responsabilité exclusive de Curtis. Le procès, qui se poursuit jusqu'à jeudi, vise à déterminer les responsabilités pénales dans cette affaire qui a secoué la région.



