Le procès de Chaouki Gattar pour tentative d'assassinat s'est ouvert ce lundi 22 juin 2026 devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes. Libre mais sous contrôle judiciaire, l'accusé de 39 ans ne s'est pas présenté à l'audience.
Un coup de couteau pour une place dans l'équipe
Dans la soirée du 18 décembre 2018, au stade Pont Michel de Nice, situé au-dessus du centre commercial Leclerc, l'équipe locale de l'USONAC s'apprête à affronter une formation grassoise. Vingt minutes avant le coup d'envoi, Chaouki Gattar se présente et demande au capitaine — également fondateur de l'équipe — de faire jouer un ami qui l'accompagne. Il se heurte à un refus catégorique, car l'ami en question n'est pas licencié.
Le capitaine grièvement blessé
Une première altercation éclate, dégénérant en coups de poing. L'accusé quitte les lieux, visiblement très énervé selon plusieurs témoins. Il revient quelques minutes plus tard, toujours accompagné du même ami, mais cette fois armé d'un couteau. Il poignarde la victime au thorax avant de prendre la fuite. Gravement blessé, le capitaine est hospitalisé, son pronostic vital étant engagé pendant une semaine.
Des tentatives de dédommagement et une fuite à l'étranger
Après l'agression, la famille de l'accusé aurait tenté à deux reprises d'éviter les poursuites en proposant de l'argent à celle de la victime : d'abord 4 000 à 5 000 euros, puis 15 000 euros. Interpellé le lendemain des faits, Chaouki Gattar est placé en détention provisoire avant d'être libéré sous contrôle judiciaire fin 2021, avec une obligation de pointage. Mais depuis plusieurs mois déjà avant son procès, il ne respectait plus cette mesure coercitive et aurait quitté le territoire français.
Un seul homme sur le banc des accusés
Seul à comparaître, l'homme qui accompagnait l'accusé ce soir-là répond du délit d'« abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité d'une personne ». En d'autres termes, il lui est reproché de n'avoir rien tenté pour empêcher Chaouki Gattar d'en arriver là. À la barre, il a déclaré « regretter de ne pas avoir mieux analysé la situation ». Chaouki Gattar, lui, a toujours nié toute préméditation, affirmant porter un couteau sur lui depuis une agression dont il aurait été victime bien avant les faits et avoir eu peur ce soir-là, au regard du nombre de personnes qui se trouvaient face à lui. La cour, en raison de l'absence du principal accusé, est exclusivement composée de magistrats professionnels, qui rendront leur verdict le mercredi 24 juin 2026.



