La société Paprec Méditerranée devait comparaître pour des faits présumés d'homicide involontaire ce mardi 12 mai devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Cependant, l'audience a été reportée à une date ultérieure, comme l'a annoncé la présidence du tribunal. La raison invoquée est le besoin d'un travail approfondi en amont sur un dossier de cette importance. Le parquet de Nîmes, ayant reçu les derniers éléments de l'affaire la veille, a estimé ce renvoi nécessaire pour permettre une étude complète des pièces. La nouvelle audience, qui devrait durer au moins quatre heures, est désormais fixée au 8 décembre 2026.
Un nouveau décès tragique dans l'usine de Nîmes
La justice devait revenir sur la mort tragique d'Andres Cotanda, responsable logistique du centre de tri Valréna de Nîmes, tué par la chute d'un ballot de déchets en 2025. Deux autres salariés du centre, ainsi que la société Paprec Méditerranée en tant que personne morale, représentée par son directeur général délégué Mathieu Petithuguenin, sont poursuivis pour homicide involontaire.
Un contexte judiciaire déjà lourd
Ce procès fait écho à celui de la mort de Jules Pertet, tué en 2023 à l'âge de 21 ans, happé par une machine du même centre de tri. Paprec, déjà condamné pour homicide involontaire dans ce dossier, a fait appel de la décision. Un nouveau procès devra s'ouvrir dans les prochains mois. La famille de Jules Pertet s'est déplacée ce mardi 12 mai au tribunal de Nîmes en mémoire d'Andres Cotanda. Bien que partie civile, la famille proche de la victime a choisi d'être représentée par leur avocate Laurence Bourgeon, également conseil de la famille Pertet.



