Procès lourd à Nîmes pour le viol filmé d'une fillette de 22 mois
Procès du viol filmé d'une fillette de 22 mois à Nîmes

Une affaire sordide devant la cour criminelle de Nîmes

L'atmosphère est extrêmement pesante ce jeudi matin devant la cour criminelle du Gard où s'ouvre le procès de Sofian Carrasco, trentenaire accusé d'avoir violé une fillette de 22 mois et de s'être filmé pendant l'acte. Les débats, dirigés par le président Christian Pasta, s'annoncent particulièrement difficiles pour les magistrats comme pour les parties civiles présentes.

Des aveux glaçants et un passé criminel chargé

Dès le début de l'audience, l'accusé reconnaît les faits qui lui sont reprochés. "Les faits, je les ai reconnus, je les reconnais encore, j'étais dans une période difficile, je me droguais souvent", déclare-t-il au président de la cour. Son casier judiciaire, détaillé pendant l'audience, révèle plusieurs condamnations antérieures pour des affaires de stupéfiants, de violences conjugales, de menaces sur une ancienne compagne et même de proxénétisme.

C'est précisément lors de l'enquête pour cette dernière affaire de prostitution que les policiers nîmois ont découvert la vidéo terrifiante du viol sur le téléphone portable de Sofian Carrasco. Les images, d'une violence inouïe, montrent l'homme en train d'abuser de la petite fille, âgée à peine de 22 mois au moment des faits durant l'été 2021.

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Une défense et des parties civiles bien représentées

Face à l'accusé, quatre avocats occupent les bancs des parties civiles. Maîtres Mansat-Jaffré et Bargeton-Dyens représentent respectivement les parents de la victime et l'Agavip, l'association gardoise des victimes d'infractions pénales qui porte la voix de la fillette. L'avocat de l'enfance en danger est également présent dans cette procédure criminelle particulièrement sensible.

Pour la défense, Maître Mathieu Monfort assure la représentation de Sofian Carrasco. Le président Pasta interroge longuement le trentenaire sur sa situation en détention et sur les circonstances des faits. "Êtes-vous d'accord avec l'exposé des faits ?", demande-t-il. "C'est à peu près ça", répond simplement l'accusé.

Une audience ouverte au public dans une ambiance solennelle

Contrairement à certaines affaires similaires, ce procès ne se déroule pas à huis clos. Les cinq conseillers qui composent la cour, pourtant habitués aux dossiers pénaux complexes, affichent une gravité et une solennité inhabituelles face à la monstruosité des actes décrits. La lecture de la synthèse de l'affaire révèle des détails épouvantables qui pèsent lourdement sur l'atmosphère de la salle d'audience.

Les débats doivent se poursuivre vendredi pour permettre à la justice de rendre son verdict dans cette affaire qui a profondément choqué la région. Conformément à la loi, il est rappelé que toute personne est présumée innocente tant que la justice n'a pas définitivement statué sur son cas.

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