Le procès de Rima Hassan s'est ouvert mardi sous haute tension au tribunal correctionnel de Paris. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur le parvis pour soutenir l'eurodéputée La France Insoumise (LFI), poursuivie pour apologie du terrorisme. L'élue franco-palestinienne est arrivée avec un keffieh sur les épaules.
Un message litigieux sur X
La justice reproche à Rima Hassan un message publié fin mars sur son compte X, depuis supprimé, dans lequel elle mentionnait le Japonais Kozo Okamoto, l'un des auteurs de l'attaque de l'aéroport de Tel-Aviv en 1972, qui avait fait 26 morts. Ce signalement a été effectué par le ministre de l'Intérieur, puis par l'Organisation juive européenne (OJE) et la Licra.
Devant ses soutiens, Rima Hassan a dénoncé une « répression » visant, selon elle, les défenseurs de la cause palestinienne. Elle a appelé « à faire bloc », « pour la démocratie, pour l'État de droit et pour la liberté d'expression ».
Un rassemblement politique
Avant l'audience, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées derrière une banderole proclamant « défendre la Palestine n'est pas un crime ». Parmi elles, plusieurs députés LFI, Jean-Luc Mélenchon et le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko.
Plus de 200 personnalités ont signé une tribune publiée dimanche dans L'Humanité en soutien à l'eurodéputée. Son avocat, Me Vincent Brengarth, a dénoncé « la criminalisation d'une voix propalestinienne » et estimé que ce procès serait « majeur du point de vue de la liberté d'expression ».
Deux autres procédures à venir
Rima Hassan doit également comparaître le 16 septembre dans deux autres procédures pour des faits d'« apologie publique de crime ou délit » et de « provocation publique et directe non suivie d'effet à commettre un crime ou un délit ».



