Ce mercredi 8 juillet 2026, au procès de la loge maçonnique Athanor, le parquet a requis des peines allant jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre de plusieurs accusés. Ces derniers sont jugés pour des viols et agressions sexuelles sur mineurs, commis au sein de cette loge située à Dijon, en Côte-d'Or.
Des peines lourdes pour des crimes graves
Le procureur de la République a demandé une peine de 30 ans de prison pour le principal accusé, considéré comme l'organisateur des faits. Pour les autres prévenus, les réquisitions oscillent entre 10 et 20 ans de réclusion. Au total, 15 personnes sont jugées dans ce dossier, dont plusieurs anciens responsables de la loge.
Selon l'accusation, les faits se seraient déroulés entre 2010 et 2018, impliquant des mineurs âgés de 12 à 17 ans. Les victimes, souvent issues de milieux défavorisés, auraient été recrutées via des petites annonces ou des connaissances.
Un procès sous haute tension
L'audience, qui se tient depuis plusieurs semaines devant la cour d'assises de Dijon, a été marquée par des témoignages poignants des victimes, aujourd'hui jeunes adultes. L'une d'elles a déclaré : « Je veux que justice soit faite, pour que personne d'autre ne subisse ce que j'ai vécu. »
La défense a plaidé la relaxe pour certains accusés, arguant d'un manque de preuves matérielles. Cependant, le parquet a souligné la concordance des récits des victimes et les éléments recueillis lors de l'enquête, notamment des messages et des photos compromettantes.
Une affaire qui a secoué la franc-maçonnerie
Cette affaire a porté un coup dur à l'image de la franc-maçonnerie en France. La loge Athanor, qui comptait une centaine de membres, a été suspendue par le Grand Orient de France dès la révélation des faits en 2019. Depuis, une réflexion interne a été engagée sur la protection des mineurs au sein des loges.
Le verdict est attendu dans les prochains jours. En attendant, les associations de défense des droits des enfants appellent à une prise de conscience collective sur la vulnérabilité des jeunes dans les institutions fermées.



