Les habitants du hameau du Tourrel, situé dans la commune de Taussac-la-Billière (Hérault), ont été privés de courrier pendant trois semaines au mois de juillet. La situation a été rétablie le 19 juillet, mais elle a causé de nombreux désagréments, notamment pour des courriers importants comme des relevés bancaires ou des recommandés.
Une privation de courrier qui a duré du 1er au 23 juillet
Marie, une habitante du hameau, a dû se rendre à Bédarieux pour régler le problème en présentiel, après avoir appelé sans obtenir de réponse. « On a appelé mais pas eu vraiment de réponse donc on a fini par se déplacer », témoigne-t-elle. Elle précise que la situation a duré du 1er au 23 juillet, et que ce n'est pas la première fois que cela arrive.
« Non seulement ça n'est pas première fois mais là, ça a duré du 1er au 23 juillet. On reçoit des courriers importants. Il n'y a pas que les colis ou les lettres de la famille. Mon fils attendait un courrier de la banque. Même chose pour l'un de mes voisins qui devait recevoir un recommandé pour une carte bancaire », expose Marie.
La Poste justifie par une réorganisation
Les habitants se sont rendus à Hérépian et Bédarieux pour faire rentrer les choses dans l'ordre. Ils pointent un problème de recrutement ou de formation des facteurs, mais La Poste nuance cette version. Dans une déclaration, l'entreprise explique : « À la suite de l'évolution de l'organisation mise en œuvre sur la plateforme Services-Courrier-Colis de Bédarieux le 1er juillet dernier, des ajustements ponctuels ont été nécessaires durant les premières semaines d'exploitation. Cette période a pu entraîner des perturbations temporaires dans le service rendu au hameau du Tourrel. La situation a été pleinement rétablie le 19 juillet dernier et la distribution du courrier est, depuis cette date, assurée dans les conditions habituelles ».
Cette justification a été plutôt bien accueillie par certains habitants, comme Richard, un voisin de Marie. « Le nouveau facteur n'avait pas eu les informations sur l'itinéraire. C'est ce qu'on nous a dit. Honnêtement, c'est un travail difficile, donc je peux comprendre, nous vivons très éloignés », tempère-t-il.
Un impact réel sur le quotidien et une récurrence qui agace
Malgré la compréhension, l'impact sur le quotidien est réel. Richard souligne : « J'aurais pu recevoir une contravention, ne pas en avoir connaissance et elle aurait été majorée ». Marie, elle, est agacée par la récurrence du problème : « L'argument de l'été ou des vacances n'est pas entendable. En juin on a eu le même problème deux semaines. En mars et en janvier, ça avait aussi duré huit à dix jours », rappelle-t-elle.
Depuis le rétablissement, la distribution est revenue à la normale. « Mais il faut reconnaître que tout est rentré dans l'ordre depuis trois semaines donc nous sommes soulagés », conclut Marie, qui touche du bois.



