Trois plaintes visant l'ex-maire socialiste de Paris Anne Hidalgo et son ancien premier adjoint Patrick Bloche ont été déposées ces derniers jours par des familles touchées par le scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire, a appris l'AFP jeudi auprès de l'avocate des familles. Ces plaintes, déposées pour « non-assistance à personne en danger », ont été confirmées par Me Lise-Honorine Bornes, qui a précisé qu'elles s'ajoutent à des plaintes déjà déposées entre mars et mai pour « agression sexuelle », « violence » ou encore « non-assistance à personne en danger », et pour l'une pour « viol », commis sur leurs enfants pendant le périscolaire à l'école primaire publique Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris.
Des animateurs mis en examen et écroués
Deux animateurs ont été mis en examen le 23 mai et écroués dans le cadre d'une information judiciaire portant sur « des faits commis au préjudice d'une vingtaine d'enfants », avait alors expliqué le parquet. Dans le cas des familles ayant déposé plainte contre Anne Hidalgo et Patrick Bloche, les faits dénoncés auraient été commis sur deux enfants entre septembre 2022 et août 2025, sur une autre entre août et décembre 2025 et sur une dernière entre septembre 2025 et janvier 2026.
La responsabilité pénale individuelle engagée
« C'est la responsabilité pénale individuelle de Mme Hidalgo et de M. Bloche qui est engagée. Ils avaient pleinement conscience du danger », a affirmé Me Bornes. Selon elle, les plaintes sont « documentées » et s'appuient sur « des éléments probants », qu'ils avaient « connaissance d'un péril grave et imminent auquel étaient exposés les enfants », « placés sous leur responsabilité », mais qu'il y a eu un « déni complet » de leur part et qu'ils n'ont « rien » mis en place.
Les plaintes, dont l'AFP a eu connaissance, font état de divers moments où les responsables sont interpellés, notamment lors de séances du Conseil de Paris. Et ce dès le 14 avril 2015, lorsque le maire LR du 6e arrondissement Jean-Pierre Lecoq avait affirmé que « des enfants sont abusés sexuellement par des animateurs lors des activités périscolaires ».



