Angleterre : un père guéri d'un cancer tué par erreur, trois hommes condamnés
En Angleterre, un père de famille de 50 ans, tout juste guéri d'un cancer du poumon, a été abattu par balle, vraisemblablement « par erreur ». Trois hommes ont été reconnus coupables de ce meurtre le 12 mars dernier, selon un communiqué de la police relayé par le média People.
Un drame survenu à un arrêt de bus
Les faits remontent au 12 août 2025, à Wakefield. Alors qu'il se trouvait à un arrêt de bus, Dale « Brett » Stogden a été pris pour cible par des hommes à bord d'une voiture. Grièvement blessé à l'arrivée des secours, il a été transporté à l'hôpital, où il est décédé une heure plus tard.
Ils visaient deux autres hommes
Selon l'enquête, le tir mortel aurait été effectué par un homme de 28 ans, assis côté passager. Deux autres individus, âgés de 20 et 21 ans, se trouvaient également dans le véhicule au moment de la fusillade. Tous trois auraient échangé des messages avant de se retrouver, alors qu'ils étaient à la recherche de deux hommes.
D'après la police, ces deux individus se trouvaient à proximité de la victime au moment des tirs. Des témoignages et des images de vidéosurveillance montrent qu'ils ont pris la fuite, ce qui laisse supposer qu'ils étaient les véritables cibles.
« Tuer la mauvaise personne n'est pas une excuse »
Le véhicule a été retrouvé le lendemain et les suspects ont été interpellés le 15 août. À l'issue de deux semaines de procès, le tireur a finalement été reconnu coupable d'homicide volontaire, les deux autres d'homicide involontaire.
« Comme cela a été clairement établi tout au long de ce procès, tuer la mauvaise personne n'est pas une excuse », a déclaré l'inspecteur principal James Entwistle, en charge de l'enquête. « Le fait qu'il n'ait pas été la cible n'atténue en rien la douleur ressentie par la famille et les amis de Brett », a-t-il ajouté.
Le témoignage poignant des filles de la victime
Dans une interview accordée à SWNS, les deux filles de Dale Stogden, âgées de 18 et 20 ans au moment des faits, ont exprimé leur peine. Leur père avait été diagnostiqué d'un cancer en novembre 2024 mais les premiers soins s'étaient révélés positifs.
« Il avait reçu le feu vert des médecins en février, et maintenant il est parti à cause d'un acte vicieux et cruel », ont ainsi confié Piper et Alyssa. « Nous nous souviendrons toujours de papa comme de la personne la plus gentille et la plus drôle au monde. »
Ce drame illustre tragiquement les conséquences dévastatrices de la violence urbaine, frappant une famille qui venait pourtant de connaître un moment de soulagement avec la guérison du père. Les condamnations prononcées soulignent la gravité des faits, même commis par erreur, selon les autorités judiciaires.



