Une policière adjointe du commissariat d'Angoulême a été mise en examen et placée en détention provisoire la semaine dernière, soupçonnée d'avoir monnayé informations et services auprès de tiers impliqués notamment dans des délits routiers, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Une enquête de l'IGPN
La jeune femme a été interpellée lundi dernier par des fonctionnaires de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui enquêtait sur elle depuis plusieurs mois. Au terme de sa garde à vue, elle a été mise en examen pour « détournement de la finalité d'un traitement de données à caractère personnel, en l'espèce le système d'immatriculation des véhicules, et pour corruption passive par acceptation d'avantages par une personne dépositaire de l'autorité publique », selon le procureur de la République à Angoulême, Benoît Bernard. Elle est placée en détention provisoire depuis mercredi.
Des transactions dans le monde de la nuit
D'après le journal Charente Libre, qui a révélé l'information, la policière adjointe est suspectée d'avoir vendu des informations sur des procédures en cours à des mis en cause, rencontrés dans le monde de la nuit à Angoulême. Elle aurait également procédé, moyennant rétribution, à des levées d'immobilisation de véhicules ou de cartes grises au profit d'auteurs de délits routiers ou d'infractions.
Selon le parquet, aucun des bénéficiaires n'a pour l'instant été interpellé, les investigations se poursuivant sous l'égide d'une juge d'instruction. L'affaire, qui mêle corruption et détournement de données, suscite une vive émotion au sein des forces de l'ordre et de la population locale.



