Un policier britannique licencié pour avoir géré sa pizzeria pendant son arrêt maladie
Policier licencié pour pizzeria pendant arrêt maladie

Un policier britannique licencié pour avoir géré sa pizzeria pendant son arrêt maladie

Un sergent de la police métropolitaine britannique, Matt Skelt, a été licencié pour faute grave après avoir été surpris en train de travailler et de promouvoir sa pizzeria ambulante alors qu'il était officiellement en arrêt maladie prolongé. Cette affaire, révélée par la BBC ce jeudi, met en lumière les tensions entre activité secondaire et obligations professionnelles dans la fonction publique.

34 années de service et des problèmes de santé reconnus

L'agent, qui comptait 34 années de service au sein de la police, souffrait de problèmes de santé chroniques qui avaient été officiellement reconnus par l'institution. Lors d'une audience disciplinaire tenue à Sutton, dans le sud-ouest de Londres, Matt Skelt a expliqué avoir développé cette activité de pizzeria ambulante pour préparer financièrement sa retraite à venir.

"Je n'ai jamais cherché à cacher mon entreprise", a-t-il déclaré, rappelant que son projet avait initialement reçu l'autorisation de sa hiérarchie policière. Cette activité secondaire semblait donc légitime dans un premier temps.

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Le revirement de l'administration et les preuves sur les réseaux sociaux

La situation a basculé en août 2025 lorsqu'une lettre officielle de la police métropolitaine a retiré cette autorisation, estimant que son activité commerciale devenait "incompatible avec sa reprise progressive du travail et son rétablissement". Pourtant, alors qu'il était toujours en arrêt maladie jusqu'en janvier 2026, plusieurs publications sur les réseaux sociaux continuaient de montrer le sergent Skelt en pleine activité dans sa pizzeria.

Des recherches en ligne ont démontré que "le sergent Skelt semblait travailler à plusieurs reprises alors qu'il était déclaré absent pour maladie de la police métropolitaine", a précisé Nasreen Shah, représentante de l'autorité compétente. Les preuves étaient accablantes :

  • Des images le montraient vendant des pizzas lors d'événements locaux
  • Il travaillait régulièrement devant un pub plusieurs jours par semaine
  • Il faisait activement la promotion de son activité sur un marché de Noël

La défense de l'agent et la décision du tribunal

Matt Skelt a soutenu que la lettre d'août 2025 n'avait pas de caractère contraignant et s'est dit pris dans "une situation impossible : obéir aux ordres ou ne pas pouvoir subvenir à ses besoins une fois à la retraite".

"Ma réputation compte beaucoup pour moi et l'idée d'être renvoyé de la police pour faute grave est extrêmement difficile à accepter", a-t-il affirmé. "La dernière chose que je souhaitais était de contester l'autorité de la police métropolitaine."

Malgré ces arguments, le tribunal a considéré qu'il aurait dû suspendre toute activité liée à son entreprise pendant son arrêt maladie. La décision de licenciement pour faute grave a donc été maintenue, mettant fin à une carrière policière de plus de trois décennies.

Cette affaire soulève des questions importantes sur la gestion des activités secondaires des fonctionnaires, particulièrement lorsqu'elles entrent en conflit avec leur statut médical et leurs obligations professionnelles. Elle illustre également les difficultés auxquelles sont confrontés certains agents en fin de carrière qui cherchent à préparer leur transition vers la retraite.

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