Piégé dans un filet de pêche à Valras : un nageur donne l'alerte
Piégé dans un filet de pêche à Valras : un nageur alerte

Nans Leiterer, un habitant de Valras-Plage installé depuis trois ans, avait pour habitude de nager chaque soir après le travail. Le 28 août dernier, il a vécu une expérience terrifiante : il s'est pris le bras dans un filet de pêche posé dans la bande des 300 mètres, une zone pourtant interdite à la navigation et à la pêche, surtout en période estivale. Aujourd'hui, il témoigne pour alerter les autorités sur les risques encourus par les baigneurs.

Un incident évité de justesse

Ce jour-là, Nans Leiterer part nager vers 19h30, comme à son habitude. Il aperçoit un bateau de pêche dans la zone, mais n'y prête pas attention. Soudain, il sent quelque chose attraper son bras. Paniqué, il pense d'abord à une méduse, mais comprend vite qu'il s'agit d'un filet de pêche. Grâce à son expérience de plongée, il parvient à garder son calme et à se libérer. Il réalise alors qu'il a devant lui une barrière de 200 mètres de long, invisible pour les nageurs.

Des infractions récurrentes

Ce n'est pas un incident isolé. Sur la commune voisine de Vias, des vacanciers signalent régulièrement la présence de petits chalutiers dans la bande des 300 mètres, notamment dans le secteur de Farinette. La mairie a déjà porté plainte l'année dernière et des pêcheurs ont été entendus, mais les avertissements semblent sans effet. Cette année encore, des bateaux ont été photographiés en infraction. En plus du danger pour les baigneurs, ces pratiques endommagent les filets de protection du trait de côte, installés à grands frais pour stabiliser le sable des plages.

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Un appel aux autorités

Nans Leiterer a prévenu la gendarmerie de Valras et la capitainerie du port. Il estime que les autorités doivent prendre la mesure du danger. "Je ne suis pas là pour empêcher les pêcheurs de faire leur métier, mais ils mettent en danger les baigneurs. Qu'ils pêchent pour vivre ne me dérange pas, mais en été, les gens sont à l'eau tard le soir, et les postes de secours sont fermés. Il faut que cela cesse, au moins pendant la saison estivale." Il espère que son témoignage évitera un drame : "Je ne voudrais pas qu'un jour, pour quelques daurades de plus, un chalutier remonte un nageur dans ses filets."

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