Empoisonnement d'un chien à Balaruc-le-Vieux : la justice alourdit la peine en appel
L'affaire a suscité une vive émotion dans la région de Sète. Un octogénaire, inventeur de profession, a été condamné plus sévèrement en appel pour avoir empoisonné Orus, un malinois de cinq ans appartenant à Martine, une habitante de Balaruc-le-Vieux. Les faits remontent à la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2023, lorsque le chien a été retrouvé mort dans son jardin après ingestion de pesticides.
Une peine aggravée et des indemnisations accrues
Lors du procès en appel tenu à Montpellier le 17 février dernier, le prévenu, absent comme lors de la première instance, a écopé de dix mois de prison avec sursis. Cette peine représente une augmentation par rapport aux six mois prononcés initialement par le tribunal correctionnel. De plus, il a été condamné à verser des dommages et intérêts à Martine, s'élevant désormais à 3 500 euros, conformément à la jurisprudence, contre 1 000 euros auparavant.
Martine, accompagnée de son compagnon lors de l'audience du 16 avril, a exprimé un soulagement mitigé. "C'est vraiment une reconnaissance du préjudice, nous avons été écoutés par la justice, même si j'aurais préféré de la prison ferme", a-t-elle confié. Elle a également souligné que le tribunal a suivi ses demandes financières, offrant une forme de réparation pour la perte de son animal, décrite comme une plaie profonde ayant inspiré un livre intitulé "Bats-toi".
Treize parties civiles indemnisées, dont cinq associations
La décision en appel a confirmé l'indemnisation de treize parties civiles. Outre Martine et ses proches, incluant ses six petits-enfants, cinq associations de défense des animaux ont vu leur préjudice moral reconnu. La SPA, la Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d'amis et d'autres organisations ont chacune obtenu 400 euros en réparation. Cependant, les juges n'ont pas retenu l'interdiction de détenir un animal suggérée par la partie civile.
En première instance, l'accusé avait finalement reconnu les faits, se justifiant en déclarant avoir "voulu causer des désagréments au chien". Cette attitude n'a pas empêché l'aggravation de sa peine en appel, marquant une étape importante dans la lutte contre la cruauté animale. Le prévenu conserve toutefois la possibilité de se pourvoir en cassation.
Cette affaire met en lumière les enjeux de la protection animale et le rôle des associations dans la défense de cette cause. Elle illustre également la complexité des procédures judiciaires, où les victimes, comme Martine, cherchent à la fois justice et réparation pour des préjudices souvent durables.



