Nouvelle victoire judiciaire pour Christian Espeso, le directeur de l’Immaculée Conception à Pau. Le parquet vient de classer sans suite l’enquête pour harcèlement moral et détournement de fonds publics qui le visait, lui et le plus gros ensemble scolaire catholique de la cité béarnaise.
L’enquête pénale avait été ouverte suite à une inspection du rectorat de Bordeaux, qui avait déclenché un article 40 (signalement à l’autorité judiciaire) en 2024. Elle portait sur des soupçons de pratiques managériales abusives envers certains enseignants et sur l’utilisation de fonds publics alloués à l’établissement dans le cadre du contrat avec l’État. Une enseignante et le syndicat Snep-Unsa s’étaient joints à la procédure.
Après dix-huit mois d’enquête, le parquet a estimé qu’aucun fait relevant d’une infraction pénale n’était caractérisé. « Je suis soulagé, même si je savais très bien que je n’étais coupable de rien », a réagi Christian Espeso. « La Dgfip est restée trois mois chez nous, on a eu des contrôles dans tous les sens, on a répondu à tout. J’ai fait face à tout un tas d’accusations toutes classées sans suite. Je ne comprends pas bien pourquoi j’ai subi ce que j’ai subi », a-t-il ajouté.
Parallèlement à la procédure pénale, sur le volet disciplinaire, le rapport d’inspection pointait également des « manquements à la laïcité ». Cela avait conduit à la suspension du directeur en septembre 2024. Cependant, quelques mois plus tard, le tribunal administratif de Pau a levé cette sanction dans le cadre d’un référé, puis l’a annulée dans un jugement sur le fond. Le rectorat a fait appel et l’affaire sera examinée prochainement par la cour administrative d’appel de Bordeaux.
En 2025, Christian Espeso avait également fait l’objet d’une plainte de SOS-Racisme, qui a aussi été classée sans suite par le parquet.



