Tout a commencé en novembre 2025, avec les déclarations d’une fillette, rapportées par Libération. « Maman, j’ai mal. » Et des descriptions s’apparentant à une agression sexuelle. Cet animateur d’une vingtaine d’années, intervenant dans son école maternelle, l’école Servan à Paris, a été mis en examen pour des « gestes de nature sexuelle » sur trois enfants et placé en détention provisoire fin avril, a indiqué mardi le parquet de Paris, confirmant une information de RTL.
Une enquête ouverte après une plainte
Saisi par une plainte de la mère de cette élève, le parquet avait confié l’enquête à la Brigade de protection des mineurs (BPM) de la direction de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris. L’animateur identifié par le récit de l’enfant avait alors été suspendu par son employeur.
Deux autres victimes identifiées
En janvier 2026, le parquet a reçu un nouveau signalement évoquant deux autres victimes de faits susceptibles d’avoir été commis à l’automne 2025. « Les déclarations des employés ont permis d’identifier le même animateur », a ajouté le parquet, qui a précisé que six employés avaient été entendus par la BPM.
Le suspect a été interpellé le 28 avril, avant d’être déféré deux jours plus tard devant le juge d’instruction, qui a décidé sa mise en examen. « Les investigations se poursuivent sous la direction du juge d’instruction », a précisé le parquet.
Une crise systémique dans le périscolaire parisien
Le secteur périscolaire parisien est traversé par une crise liée à des révélations de violences sexuelles. Depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles sur mineurs, des chiffres traduisant un caractère « systémique », selon le nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire.



