Obsèques de Quentin Deranque : inhumation ce mercredi dans le Vaucluse
Après son décès survenu le 12 février dernier à Lyon, Quentin Deranque, militant d'extrême droite, va être inhumé ce mercredi dans un petit village du Vaucluse. Cette cérémonie intervient près de deux semaines après les événements tragiques qui ont coûté la vie au jeune homme de 23 ans.
Une inhumation dans le village familial de Cucuron
Selon les informations rapportées par le média local Ici Vaucluse, l'inhumation devrait se dérouler à Cucuron, une commune située à une trentaine de kilomètres au nord d'Aix-en-Provence. Plusieurs membres de la famille de Quentin Deranque résideraient dans ce village paisible du sud de la France, ce qui explique le choix de ce lieu pour ses dernières demeures.
Les obsèques du jeune militant se sont tenues ce mardi dans le 5e arrondissement de Lyon. Une messe en latin a été célébrée en présence de plusieurs dizaines de personnes, venant rendre un dernier hommage à Quentin Deranque.
Contexte de la mort et enquête judiciaire
Pour rappel, Quentin Deranque a été violemment frappé lors d'une rixe survenue près de Sciences Po Lyon, opposant des militants d'ultra droite et d'ultragauche. Gravement blessé, il a succombé à ses blessures deux jours plus tard, le 14 février.
Dans le cadre de l'enquête, plusieurs militants de la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en 2025, ont été arrêtés. Parmi eux, des proches du député insoumis Raphaël Arnault. À l'issue des gardes à vue et des auditions, plusieurs personnes ont été mises en examen, notamment pour complicité de meurtre par instigation.
Mobilisation et rassemblements
Samedi dernier, un rassemblement a réuni 3 200 personnes à Lyon, selon les chiffres de la préfecture. Les participants sont venus de toute la France et même d'autres pays européens, plusieurs groupes d'ultradroite ayant relayé les appels à se mobiliser à Lyon.
Cet événement a suscité des tensions et des débats politiques, notamment concernant la présence de saluts nazis et d'insultes racistes et homophobes signalés lors de la marche hommage. Le maire de Lyon a exprimé sa volonté de ne pas voir la ville devenir « la capitale de l'ultradroite ».
L'affaire continue d'avoir des répercussions sur la scène politique française, avec des implications pour le Rassemblement National et La France Insoumise, notamment après la mise en examen de l'assistant du député Raphaël Arnault pour « complicité par instigation ».



