Une tragédie néonatale secoue l'hôpital universitaire de Bruxelles
Le lit était prêt, les vêtements soigneusement rangés, le faire-part de naissance déjà choisi. Mais le 23 janvier 2026, la venue au monde du petit Loewi s'est transformée en drame insoutenable. Ce nouveau-né prématuré est décédé quelques heures seulement après sa naissance à l'UZ Brussel de Jette, et ses parents pointent du doigt une possible erreur médicale catastrophique.
Un transfert qui tourne au cauchemar
Né à l'AZ Jan Portaels de Vilvorde, le nourrisson avait été transféré vers l'hôpital universitaire de Bruxelles pour une prise en charge spécialisée en néonatologie. Selon les informations rapportées par 7SUR7, son état était initialement stable malgré une assistance respiratoire nécessaire. Pourtant, sa condition s'est brutalement dégradée dans l'unité de soins intensifs néonatals.
À 21h08, le bébé rend son dernier souffle dans les bras de sa mère, Marijke Leys, profondément bouleversée par cette perte tragique. "Je n'ai pu tenir mon enfant qu'une seule fois, et c'était la dernière", confie-t-elle, la voix brisée par la douleur.
Une erreur humaine suspectée lors d'un geste médical
Le lendemain de ce drame, les parents affirment avoir appris qu'une confusion grave aurait eu lieu lors de la pose d'un cathéter ombilical. Au lieu d'un liquide de rinçage standard, du désinfectant à base d'éthanol aurait été injecté par erreur dans le système du nouveau-né.
Les analyses médicales ont révélé une concentration anormalement élevée de ce produit dans le sang du nourrisson, provoquant une insuffisance hépatique aiguë qui s'est avérée fatale. Cette injection accidentelle d'éthanol aurait directement causé la défaillance d'organes vitaux chez ce patient particulièrement vulnérable.
Enquête judiciaire ouverte et réactions institutionnelles
Face à la gravité des faits, le parquet de Bruxelles a immédiatement ouvert une enquête approfondie pour déterminer les circonstances exactes de ce décès, qualifié de "suspect" par les autorités judiciaires. Une autopsie a été pratiquée afin d'établir les causes précises de la mort et de recueillir des preuves médico-légales.
L'hôpital UZ Brussel a confirmé les faits principaux sans fournir de commentaires supplémentaires, respectant probablement la procédure judiciaire en cours. Cette réserve institutionnelle contraste avec la détresse exprimée par la famille, partagée entre un chagrin immense et une colère grandissante face à ce qu'ils perçoivent comme une négligence inacceptable.
Une famille en quête de vérité et de responsabilités
Les parents du petit Loewi réclament aujourd'hui des réponses claires et transparentes sur les événements qui ont conduit à la mort de leur enfant. Ils cherchent à comprendre comment une telle erreur a pu se produire dans un service hospitalier spécialisé, censé protéger les patients les plus fragiles.
Cette tragédie soulève des questions cruciales sur les protocoles de sécurité dans les unités néonatales, la vérification des médicaments administrés et la formation du personnel soignant. Alors que l'enquête se poursuit, cette affaire rappelle douloureusement la vulnérabilité extrême des nouveau-nés prématurés et la responsabilité immense qui pèse sur les équipes médicales qui les prennent en charge.



