Nîmes : une femme condamnée pour avoir accusé son ex-compagnon de viol
Nîmes : condamnée pour dénonciation calomnieuse de viol

Le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu son verdict ce mardi 1er juillet. Une femme de 45 ans a été condamnée à huit mois de prison avec sursis pour dénonciations calomnieuses. Elle avait accusé son ex-compagnon, également père de son enfant, de viol. Pourtant, c'est elle qui se trouvait dans le box des prévenus, et non celui des victimes.

Une plainte déposée après une séparation

Tout commence en 2020 à Nancy, alors que le couple se sépare après trois ans de mariage. Le juge aux affaires familiales confie la garde de leur fils au père. Mais la mère quitte Nancy avec l'enfant pour s'installer dans le Gard, sans laisser de traces. Quelques jours plus tard, le 23 octobre 2020, elle dépose plainte à la gendarmerie de Saint-Ambroix pour harcèlement, puis évoque des viols.

À la barre, elle déclare : "J'ai subi des violences, des rapports forcés. Je ne parlerai pas de viol car j'acceptais, mais seulement parce que j'avais peur des répercussions."

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Une chronologie qui interroge

Me Roland Marmillot, avocat du père et partie civile, souligne un détail troublant : "Vous avez déposé plainte dès lors que vous avez reçu une citation devant le juge des affaires familiales pour obtenir des mesures d'urgence concernant la garde de votre fils." Il rappelle également une autre plainte de la mère accusant le père d'attouchements sexuels sur leur fils, classée sans suite après que l'enfant a déclaré que sa mère lui avait demandé de mentir.

L'avocat poursuit : "Heureusement, monsieur n'a pas fini devant le juge d'instruction grâce à la clairvoyance du parquet. Vous avez préféré que votre enfant soit placé plutôt qu'il aille chez son père."

La défense plaide la bonne foi

Me Cassandra Didier, avocate de la prévenue, s'insurge : "Ce que j'entends depuis le début me heurte. On traite ma cliente de menteuse, mais il ne faut pas oublier que monsieur a aussi déposé plainte pour violences, puis l'a retirée. Ce n'est pas lui qui a quitté le domicile brutalement, mais elle." Elle ajoute : "Elle ne s'est pas servie de la justice, elle s'en est remise à elle."

Une condamnation assortie de sursis

La quadragénaire a été reconnue coupable de dénonciations calomnieuses. Outre les huit mois de prison avec sursis simple, elle devra payer une amende de 500 euros et indemniser la partie civile. Cette affaire illustre les tensions qui peuvent surgir lors de séparations conflictuelles, où la justice doit démêler le vrai du faux.

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