Nîmes : 1 million d'euros saisis dans un tabac, quatre incarcérations et demande de fermeture
Nîmes : 1 million d'euros saisis, quatre incarcérations

L'affaire du million d'euros découvert lundi dans un bureau de tabac du centre-ville de Nîmes a connu de nouveaux développements ce jeudi. La fin des gardes à vue et le transfert des suspects vers le palais de justice pour les auditions chez le juge d'instruction marquent un tournant judiciaire. Une affaire qui suscite l'émoi dans toute la ville en raison des montants saisis.

Liens présumés entre trafic de drogue et tabac

Ce jeudi matin, une effervescence notable régnait aux abords du tribunal judiciaire pour assurer la sécurité du déplacement des suspects. Ce troisième acte de l'affaire constitue l'épilogue judiciaire après l'enquête préliminaire, les interpellations et les gardes à vue.

Lors d'une conférence de presse au tribunal, en présence du colonel Casso, commandant de groupement de gendarmerie du Gard, la procureure de la République a confirmé que l'affaire concernait un trafic de drogue piloté depuis une prison du sud-est de la France. Deux individus très connus des prétoires, dont un homme de 39 ans affichant une vingtaine de condamnations, seraient à la tête d'un réseau de revendeurs de cocaïne et de cannabis opérant à Nîmes via des livreurs à domicile.

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Quatre personnes écrouées

Cécile Gensac, la procureure, a salué le travail des gendarmes et précisé que l'enquête avait établi des rapprochements entre le trafic de drogue et le bureau de tabac. Des surveillances ont montré des liens réguliers sur plusieurs mois entre le débitant de tabac et des personnes soupçonnées dans le trafic de stupéfiants. Quatre personnes ont été écrouées à l'issue de leur mise en examen pour implication dans les stupéfiants. La présence de jeux de hasard et de transferts d'argent dématérialisé a également été évoquée.

Concernant les gérants du tabac, la procureure a réclamé au juge une interdiction d'exercer pour la personne morale et une ordonnance de fermeture de l'établissement. Pour la justice, la thèse des économies avancée par les exploitants peine à convaincre.

La thèse des économies jugée peu crédible

Ce jeudi soir, le juge d'instruction devait se prononcer sur le sort des deux exploitants, visés par des réquisitions de mandat de dépôt. Ils auraient déclaré que l'argent retrouvé – un million d'euros en billets de 50, 100, 200 et 500 euros – constituait leurs économies. Une version jugée peu crédible par la justice. Toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été définitivement rendue.

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