Un cheval de calèche s'est effondré et est mort en pleine rue près de Central Park, à New York, mardi 9 juin dans la soirée. Ce décès ravive la controverse sur cette attraction touristique vieille de 150 ans, alors qu'un projet de loi vise à interdire progressivement les calèches dans la métropole.
Une scène bouleversante
La scène a bouleversé les passants et ravivé un débat qui divise New York depuis des années. Mardi 9 juin, un cheval qui tirait une calèche touristique s'est effondré en pleine rue, à proximité de Central Park, avant de mourir sous les yeux de nombreux témoins, comme l'indique le New York Post. L'animal s'est brusquement écroulé vers 19h30. Toujours attaché à sa calèche, il se serait débattu pendant plusieurs minutes, incapable de se relever. Des témoins évoquent une longue agonie avant son décès. Les secours sont intervenus sur place, sans parvenir à le sauver. Très vite, les images de la scène ont circulé sur les réseaux sociaux.
Les conditions de travail dénoncées
Depuis plusieurs années, les associations de défense animale dénoncent les conditions de travail des chevaux de calèche, contraints d'évoluer au milieu de la circulation, du bruit et parfois de fortes chaleurs. Elles estiment que cette activité n'a plus sa place dans une ville comme New York et pointent régulièrement les accidents impliquant ces animaux. La mort de ce cheval intervient d'ailleurs dans un contexte déjà tendu. Ces dernières années, plusieurs incidents ont alimenté les critiques, entre chevaux blessés, calèches renversées et collisions en pleine ville, indiquent nos confrères.
Vers une interdiction définitive ?
Face à eux, les défenseurs des calèches mettent en avant une tradition vieille de plus de 150 ans et une attraction devenue incontournable pour de nombreux touristes. Ils assurent que les animaux sont suivis et contrôlés régulièrement. Mais la pression s'accentue. Un projet de loi, baptisé "Ryder's Law", vise à faire disparaître progressivement les calèches de New York. Le maire de la ville s'est récemment prononcé en faveur de cette interdiction.



