Mercredi 20 mai 2026, une mère de 50 ans, soupçonnée d’avoir administré de la cocaïne à sa fille de 10 ans, s’est présentée devant le tribunal de Marseille. Elle reconnaît consommer de la drogue mais nie catégoriquement en avoir donné à la fillette. Le parquet a requis une peine de quatre ans de prison avec sursis probatoire, ainsi qu’une interdiction de contact avec l’enfant en dehors d’un lieu médiatisé et une obligation de soins. Le tribunal rendra son jugement le 3 juin prochain.
Une affaire qui débute en 2022
Atteinte d’un retard de développement, la fillette a été hospitalisée le 14 février 2022 à l’hôpital pour enfants de la Timone à Marseille. Son état s’est rapidement dégradé, la plongeant dans le coma le 11 mars 2022. Des analyses ont révélé la présence de cocaïne et de Fentanyl dans son sang, ses urines et ses cheveux. Une enquête a été ouverte.
Expertises et amélioration
Une juge d’instruction a ordonné des expertises qui ont conclu que l’état de l’enfant était lié à des interactions médicamenteuses causées par l’administration indue de cocaïne. Après l’arrêt des visites des parents, l’état de la fillette s’est rapidement amélioré, renforçant les soupçons.
La mère nie, le père accuse
La mère reconnaît avoir consommé de la cocaïne dans la chambre de sa fille, mais nie lui en avoir administré. « Vous pouvez me mettre mille ans en prison, ce qui me fait de la peine, c’est qu’on dise que je lui ai fait du mal », a-t-elle déclaré. Le père, constitué partie civile, se dit « certain qu’elle l’a droguée ». Son avocat a demandé le retrait de l’autorité parentale.
Le parquet a requis quatre ans de prison avec sursis probatoire, une interdiction de contact avec la fillette en dehors d’un lieu médiatisé et une obligation de soins. La décision du tribunal est attendue le 3 juin.



