Une mère de quatre enfants menacée d'expulsion à Saint-Chamond après 10 000 € d'impayés
Mère de 4 enfants menacée d'expulsion à Saint-Chamond

Une mère de quatre enfants menacée d'expulsion à Saint-Chamond

À Saint-Chamond, dans le département de la Loire, une situation dramatique se joue pour une famille entière. Eva Grand, mère de quatre enfants, risque d'être expulsée de son appartement le 19 mars 2026. Installée depuis mai 2022 dans un logement qu'elle qualifie d'insalubre, cette locataire accumule les difficultés depuis plusieurs années.

Une dette locative qui s'aggrave

Le conflit avec son bailleur trouve son origine dans une dette locative qui dépasse désormais les 10 000 euros. Eva Grand reconnaît avoir commencé à accumuler des impayés à l'automne 2022, alors qu'elle traversait ce qu'elle décrit comme "une grosse dépression". Un plan d'apurement avait été mis en place, mais la locataire avoue ne pas avoir pu le respecter pleinement, expliquant que "ma priorité, c'étaient mes enfants".

Le dégât des eaux qui a tout aggravé

En juin 2024, la situation s'est considérablement détériorée avec un important dégât des eaux dans l'appartement. Les dégâts sont significatifs : plafond endommagé, installation électtouchée, et surtout, des travaux qui n'ont jamais été réalisés. "L'eau avait tout fait péter", raconte Eva Grand avec émotion. Selon ses déclarations, l'entreprise missionnée pour les réparations aurait refusé d'intervenir, estimant le logement inaccessible.

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Face à cette absence de réparations et aux conditions de vie devenues insupportables, la locataire a décidé de cesser tout paiement. Elle affirme ne plus pouvoir vivre dans cet appartement dans son état actuel. "Tout ce que je demande, c'est d'être mutée dans un nouvel appartement", insiste-t-elle auprès des médias locaux.

La justice tranche en faveur du bailleur

En décembre 2025, la justice a rendu sa décision : plus de 10 000 euros de dette sont réclamés à Eva Grand et l'expulsion est prononcée. "Et là, c'est la descente aux enfers", souffle-t-elle, décrivant l'angoisse qui l'étreint depuis cette décision. L'avis d'huissier lui a été signifié le 19 janvier 2026, officialisant la procédure d'expulsion.

Depuis cette notification, la mère de famille multiplie les démarches pour tenter de trouver une solution :

  • Saisines du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS)
  • Sollicitations d'élus locaux
  • Demandes auprès de bailleurs sociaux et privés
  • Dépôt d'un dossier Dalo (Droit au logement opposable)

Des positions divergentes entre locataire et bailleur

Eva Grand assure aujourd'hui pouvoir reprendre le paiement d'un loyer, mais elle refuse catégoriquement de régler l'intégralité des 307 euros mensuels demandés tant qu'un relogement ne lui est pas proposé. "Je ne veux plus vivre ici", déclare-t-elle fermement.

De son côté, le bailleur affirme avoir tenté d'accompagner la locataire tout au long de cette difficile période. L'organisme précise que "la procédure est engagée de longue date", soulignant que l'impayé est antérieur au dégât des eaux survenu en 2024. Selon les informations disponibles, si l'échéance du 19 mars approche, l'intervention effective des forces de l'ordre pourrait ne pas avoir lieu avant l'été, laissant un répit temporaire à la famille.

L'angoisse d'une mère face à l'incertitude

D'ici là, Eva Grand redoute de se retrouver "sans aucune solution" avec ses quatre enfants. Elle craint particulièrement les conséquences d'une expulsion sur la stabilité de sa famille et le bien-être de ses enfants. La perspective de devoir quitter leur logement, même insalubre, pour se retrouver sans toit représente une source d'anxiété constante pour cette mère qui lutte pour préserver un cadre de vie décent pour sa famille.

Cette situation met en lumière les difficultés rencontrées par de nombreuses familles face aux problèmes de logement insalubre et aux procédures d'expulsion, dans un contexte où les solutions de relogement restent souvent limitées et difficiles d'accès.

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