Un drame politique à Lyon
Jeudi soir, une violente altercation en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon a coûté la vie à un jeune militant identitaire. Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a succombé à ses blessures samedi, plongeant la communauté universitaire dans l'effroi.
L'enquête se concentre sur des militants antifa
Les enquêteurs, qui ont pu visionner de nombreuses vidéos et recueillir plusieurs témoignages, étudient sérieusement l'hypothèse d'une agression perpétrée par des militants antifascistes. Certains témoignages, relayés par le collectif féministe d'extrême droite Nemesis, mentionnent explicitement le nom de Jacques-Elie Favrot parmi les agresseurs présumés.
Le parcours trouble de Jacques-Elie Favrot
Jacques-Elie Favrot, surnommé "Jef", est l'assistant parlementaire du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault, élu en juillet 2024. Originaire d'une famille d'agriculteurs d'une commune de 6 000 habitants au nord de Lyon, il a joué au football local jusqu'en 2019 avant de poursuivre des études supérieures à l'université Jean Monnet de Saint-Étienne.
Lors de sa désignation en 2024, il terminait un master 2 de sciences politiques. Bien que présent sur les réseaux sociaux, il n'y publie jamais rien, cultivant un certain mystère.
Un militantisme antifa avéré
"Jef" était un membre actif du groupe antifa "La jeune garde antifasciste", fondé à Lyon en 2018 par Raphaël Arnault lui-même. Ce mouvement, connu pour des actions parfois violentes, a essaimé à Paris et Strasbourg avant d'être dissous en Conseil des ministres le 12 juin 2025.
Raphaël Arnault a d'ailleurs été condamné définitivement en décembre dernier pour violences volontaires en réunion commises en 2022 sur un militant identitaire, ce qui ajoute une dimension inquiétante à ce dossier.
Des médias d'extrême droite sur le coup
Des organes comme Frontières ou l'Observatoire des violences politiques ont tenté d'enquêter sur les collaborateurs de Raphaël Arnault, citant plusieurs faits de violences impliquant Jacques-Elie Favrot, avec des plaintes caviardées à l'appui. Cependant, à ce jour, l'assistant parlementaire, actuellement en retrait de son poste, n'a pas été condamné pour de tels actes.
Cette affaire met en lumière les tensions politiques exacerbées et la violence qui peut en découler, interrogeant sur les limites de l'engagement militant et les responsabilités des élus dans l'encadrement de leurs collaborateurs.



