Un soldat français déployé au Liban est décédé ce mercredi 10 juin après avoir été touché par un « tir accidentel lors de la préparation d’un entraînement », a annoncé le chef d’état-major de l’Armée de terre dans un message publié sur le réseau social X. La victime, Florian Gillet, âgé de 21 ans, était engagé au Liban « dans le cadre d’une mission de partenariat opérationnel au profit des forces armées libanaises » à Saliyeh, dans le sud du pays.
Les circonstances du drame
Selon le communiqué du ministère des Armées, Florian Gillet était déployé depuis le 1er juin en tant qu’aide moniteur de combat d’infanterie. « Malgré la rapidité de sa prise en charge, il a malheureusement succombé à ses blessures », précise le texte. Le chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, a salué « la mémoire de ce militaire mort en opération ».
Soldat de première classe, Florian Gillet était membre du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres, a indiqué sur X la ministre des Armées Catherine Vautrin, se disant « profondément attristée ». Dans son message, elle a également exprimé ses pensées pour la famille et les proches du défunt.
Un jeune soldat au parcours exemplaire
Florian Gillet, célibataire et sans enfant, avait rejoint l’armée à l’âge de 19 ans en 2024. « Doté d’un sens profond de l’engagement et d’une détermination à toute épreuve, il était breveté parachutiste l’an dernier », a déclaré le maire RN de Castres, Florian Azéma, sur ses réseaux sociaux. « Aujourd’hui, la France pleure un soldat, sa famille pleure un fils, Castres pleure un de ses paras du 8e RPIMa », a-t-il ajouté.
Le quatrième militaire français tué au Moyen-Orient
Florian Gillet est le quatrième soldat français à perdre la vie au Moyen-Orient depuis le début de la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines contre l’Iran fin février. En avril, deux militaires français, Anicet Girardin, 31 ans, et Florian Montorio, 40 ans, déployés au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), avaient été tués dans une embuscade attribuée par la France et l’ONU au groupe pro-iranien Hezbollah, lequel a nié toute implication. Avant eux, l’adjudant-chef Arnaud Frion (promu major à titre posthume) avait été tué en Irak en mars lors d’une attaque de drones attribuée à une milice pro-iranienne.



