Mort d'Elisa Pilarski : une reconnaissance tardive de la culpabilité du chien
Dans une déclaration marquante au tribunal de Soissons, Christophe Ellul a finalement reconnu ce mercredi 4 mars 2026 que son chien Curtis était bien responsable de la mort tragique d'Elisa Pilarski. Cette jeune femme enceinte de six mois avait été retrouvée morte après une promenade en forêt en novembre 2019, victime de multiples morsures canines.
Un aveu après des années de doute
"Madame la présidente m'a donné la preuve qu'il est coupable", a déclaré Christophe Ellul lors du deuxième jour de son procès pour homicide involontaire. L'homme, qui avait jusqu'alors maintenu des doutes sur la responsabilité de son animal, a ajouté : "Les mensurations des morsures parlent d'elles-mêmes apparemment. Aujourd'hui, oui, je l'accepte et je le crois."
Cette reconnaissance intervient après plus de six années d'enquête et d'expertises contradictoires. Les éléments techniques présentés à l'audience ont finalement convaincu le propriétaire du pitbull de la culpabilité de son animal.
Un drame qui a bouleversé l'opinion publique
Le cas d'Elisa Pilarski avait suscité une émotion considérable en France, soulevant des questions complexes sur la responsabilité des propriétaires d'animaux dangereux et les conditions de leur détention. La victime, âgée de 29 ans au moment des faits, se promenait dans la forêt de Retz dans l'Aisne lorsqu'elle a été attaquée mortellement.
Le procès de Christophe Ellul, qui se poursuit jusqu'à jeudi, examine les circonstances précises de cette tragédie et la possible négligence du propriétaire du chien. Les avocats des parties civiles soulignent l'importance de cette reconnaissance tardive pour la famille de la victime.
Des expertises déterminantes
Plusieurs rapports d'expertise médico-légale ont été produits au fil des années, comparant les morsures sur le corps d'Elisa Pilarski avec la dentition du chien Curtis. Les dernières analyses, présentées lors de l'audience, ont apporté des preuves jugées concluantes par la présidente du tribunal.
Cette affaire judiciaire complexe a mis en lumière les difficultés d'établir avec certitude la responsabilité d'un animal dans des cas de morsures mortelles, particulièrement lorsque le propriétaire maintient initialement des doutes sur l'implication de son chien.



