Mort d'Adam, 5 ans, aux urgences : la mère réclame la radiation du médecin après trois ans de combat judiciaire
Trois ans après le décès tragique d'Adam, un petit garçon de 5 ans, à l'hôpital de la Fontonne à Antibes, sa mère, Florence, poursuit son combat judiciaire pour faire reconnaître la responsabilité du praticien et obtenir sa radiation. Le verdict des tribunaux est attendu le 19 avril prochain, tandis que le collectif "Les Étoiles d'Adam" prépare une course en mémoire de l'enfant.
Une série d'erreurs médicales fatales
Le 24 février 2023, Adam est admis aux urgences de l'hôpital de la Fontonne pour de violentes douleurs abdominales. Sa mère, Florence, décrit des symptômes inquiétants : "Son ventre était gonflé, difforme, il était pâle, froid, il vomissait". Malgré un protocole médical préexistant pour l'enfant, l'urgentiste de garde n'aurait pas pris la mesure de la situation, selon la maman. "Il n'a pas considéré ce que je disais", confie-t-elle.
Au lieu du transfert vers les urgences pédiatriques de Nice ou de l'échographie réclamée par la mère, l'enfant reçoit de la morphine, puis du Spasfon. Le lendemain matin, Florence découvre son fils inanimé dans sa chambre de pédiatrie. Adam a succombé à une occlusion grêle aiguë.
Une expertise médicale accablante
L'instruction judiciaire a mis en lumière des failles importantes dans la prise en charge. Le rapport d'expertise souligne qu'une imagerie aurait dû être réalisée en urgence. Les experts pointent également une gestion de la douleur "inadaptée" avec des doses de morphine excessives par rapport au poids de l'enfant.
Concernant la prise en charge, celle-ci est qualifiée d'"insuffisante, lacunaire, en lien direct et certain avec le décès". Face à ces conclusions, l'Ordre des médecins a déposé plainte contre le praticien en 2025.
Le combat d'une mère pour la justice
Florence, la mère d'Adam, témoigne de sa détermination : "Quand j'ai vu mon fils au reposoir, je lui ai promis qu'il ne serait jamais oublié et que j'obtiendrai justice". Son objectif est clair : la radiation du médecin. "Ça ne me ramènera pas mon fils, mais au moins, il ne fera plus de mal", déclare-t-elle.
De son côté, l'hôpital d'Antibes invoque un "traumatisme profond" pour ses équipes et assure collaborer avec la justice.
Une course en mémoire d'Adam
En attendant le verdict des tribunaux, le collectif "Les Étoiles d'Adam" prépare une action symbolique. Lors du semi-marathon de Nice, une vingtaine de proches, portant des t-shirts à l'effigie du petit garçon, courront 10 km pour honorer sa mémoire.
Ce drame soulève des questions cruciales sur la prise en charge des enfants aux urgences et la responsabilité médicale, alors que la famille attend avec anxiété la décision de justice.



