Montpellier : la douleur d'une famille face au conducteur du scooter mortel
Montpellier : famille face au conducteur du scooter mortel

Un drame nocturne sur l'avenue de Toulouse

Le 15 août 2024, vers 21h30, un homme de 76 ans traversait l'avenue de Toulouse à Montpellier, sur un passage piéton au niveau de la rue Georges-Brassens. Par une nuit pluvieuse, il a été violemment percuté par un scooter, projeté à plus de treize mètres, et a succombé à un traumatisme crânien gravissime. Le pilote, un jeune homme de 28 ans, effectuait un dépassement par la droite sur la voie des bus, avec une visibilité réduite.

Un conducteur en infraction multiple

Au tribunal correctionnel de Montpellier, le 10 mars, le prévenu a comparu pour cet accident mortel. Les faits révèlent de graves manquements : il circulait avec un permis auto annulé, ce qui l'interdisait de conduire un deux-roues, et était positif au cannabis lors du contrôle. Il a expliqué avoir consommé du stupéfiant la semaine précédente et du CBD entre-temps, détectable aux tests. Son attitude après la collision a été questionnée, des témoins l'ayant vu téléphoner sans s'approcher de la victime, ce qu'il a démenti en affirmant avoir tenté de lui parler.

Le témoignage poignant de la famille

La fille de la victime a pris la parole avec émotion, décrivant son père comme une présence précieuse et aimante. Elle a évoqué l'horreur de cette soirée où il ne répondait plus au téléphone, jusqu'à l'appel du médecin du Samu annonçant son décès. La famille, choquée que le conducteur n'ait pas appelé les secours, vit désormais avec une douleur profonde, évitant même le passage piéton qu'ils empruntaient pour aller au parc. Elle a aussi rappelé un drame similaire dans la famille, avec la mort d'un cousin de 9 ans percuté par une voiture à Montpellier en 2021.

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Les plaidoiries et la sentence du tribunal

L'avocate des parties civiles, Me Laëtitia Leroy-Swed, a souligné que l'accident n'était pas inévitable et a dénoncé les difficultés avec l'assureur pour l'indemnisation, y compris les frais d'obsèques non remboursés. Le procureur Jean-Christophe Tixier a noté cinq excès de vitesse en cinq ans dans le parcours du prévenu. Malgré des excuses répétées du conducteur et son suivi de séances d'EMDR pour son traumatisme, le tribunal a prononcé une peine sévère : quatre ans de prison, dont trois avec sursis et un an ferme sous bracelet électronique, une interdiction de repasser le permis pendant quatre ans, et de lourdes réparations financières.

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