Montpellier : un riverain en colère après le refus d'indemnisation pour une branche d'arbre tombée
Montpellier : colère après refus d'indemnisation pour chute d'arbre

Montpellier : un riverain en colère après le refus d'indemnisation pour une branche d'arbre tombée

En juin 2025, dans le quartier des Aubes à Montpellier, une imposante branche de pistachier s'est abattue sur deux véhicules garés, causant d'importants dégâts matériels. L'incident, survenu par une journée calme sans vent ni tempête, a laissé un habitant amer face au refus de la Métropole de Montpellier de procéder à une indemnisation.

Un incident soudain et coûteux

Philippe Hivet, résident de la résidence du Parc Saint-Maur, a entendu un fracas retentissant depuis son appartement. En descendant, il a découvert sa voiture et celle de sa fille endommagées : lunette arrière brisée, phare cassé, rayures sur la carrosserie, ainsi qu'une clôture endommagée le long de l'avenue Saint-André de Novigens. "C'était très impressionnant", se souvient-il, soulignant qu'il aurait pu être blessé s'il était resté près des véhicules.

Les services des espaces verts de la Ville sont intervenus rapidement pour dégager l'arbre, mais les démarches d'indemnisation se sont révélées complexes. Philippe Hivet, assuré en tiers collision, a dû débourser 1 000 euros pour les réparations, tandis que sa fille, couverte par une assurance tous risques, a reçu 2 000 euros mais a payé 290 euros de franchise. La remise en état de la clôture reste à la charge de la copropriété.

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La Métropole décline toute responsabilité

Après plusieurs mois d'attente, la Métropole de Montpellier a notifié son refus d'indemnisation par courrier recommandé en décembre 2025. Elle estime que l'arbre ne présentait "aucun signe extérieur de maladie" et qu'aucun défaut d'entretien ne pouvait être retenu. S'appuyant sur la jurisprudence, la collectivité affirme que sa responsabilité ne peut être engagée en l'absence de faute ou d'anomalie apparente.

La Métropole assure que l'arbre faisait l'objet d'un suivi régulier, avec une taille de bois mort effectuée en juin 2024 et aucune anomalie détectée. L'arbre était jugé "sain", et la prochaine intervention prévue pour 2026. Cependant, cette position soulève des questions sur la sécurité et la prévention des risques liés au patrimoine arboré en ville.

Un riverain déterminé mais découragé

Irrité par cette réponse, Philippe Hivet a multiplié les démarches : déplacements dans les services, courriers, et même une tentative d'interpellation auprès de la permanence du candidat Michaël Delafosse. On lui propose désormais de saisir le tribunal administratif, mais il craint que les coûts ne dépassent les sommes en jeu. "Pour de telles sommes, cela me coûtera plus cher au final", déplore-t-il.

Il exprime sa frustration : "On n'a pas demandé qu'un arbre nous tombe dessus. Aujourd'hui, on nous dit que tout est normal. Mais le jour où ça tombera sur quelqu'un, on dira quoi ? Qui sera responsable, la faute à pas de chance ?" Cet incident met en lumière les enjeux de responsabilité et de sécurité pour les riverains, laissant Philippe Hivet dans l'incertitude quant à la prévention future.

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