Élodie Gossuin, Miss France 2001, a abandonné ses études de médecine après deux ans, en raison de pratiques de bizutage qu'elle juge traumatisantes. Elle raconte son expérience dans son livre Miss à nu, Confidences 100 % sans filtre sur une vie tout sauf parfaite, paru aux Éditions Leduc en février 2026. Invitée sur Europe 1 le 24 août, elle a décrit ses années à la faculté de médecine d'Amiens comme « les deux pires années » de sa vie.
Une ambiance « très complexe » dès 17 ans
Élodie Gossuin est arrivée à la fac de médecine à 17 ans, loin de ses parents et de ses frère et sœur. « J'étais loin de mes parents, de ma petite sœur, de mon petit frère, et en plus, j'ai dû affronter une ambiance très complexe », a-t-elle déclaré. Elle a découvert un environnement marqué par les corporations et les stages de bizutage, avec notamment des « chansons paillardes ». Si ces éléments pouvaient prêter à rire, d'autres rituels l'ont profondément marquée.
Des rituels humiliants
L'ancienne reine de beauté a évoqué des pratiques où l'on demandait aux étudiantes de « lever ton tee-shirt, de montrer tes seins ». Elle a précisé qu'elle n'était « pas dans le délire du tout » et a parlé d'un « enfermement global » à cette époque, en raison de sa relation compliquée avec celui qu'elle appelle Bob dans son livre. « J'étais enfermée dans une prison dorée avec mon mec, donc en plus rien n'allait, rien ne collait », a-t-elle ajouté.
Une réorientation décisive
Au bout de deux ans, Élodie Gossuin s'est réorientée vers une école de soins infirmiers à Compiègne. Par la suite, son élection comme Miss Picardie, puis Miss France et Miss Europe 2001 a donné un tournant décisif à sa carrière. Aujourd'hui mère de quatre enfants avec son mari Bertrand Lacherie, elle laisse ces souvenirs douloureux derrière elle. Son témoignage met en lumière les dérives du bizutage dans certaines filières universitaires françaises.



