Procès du meurtre de Sihem : l'accusé évoque des "relations charnelles" et un mobile amoureux
Meurtre de Sihem : l'accusé parle de relations charnelles

Procès du meurtre de Sihem : l'accusé maintient sa version d'une liaison secrète

Devant la cour d'assises du Gard, Mahfoud Hansali, 42 ans, est jugé pour le meurtre de Sihem, une jeune femme de 18 ans, aux Salles-du-Gardon, près d'Alès, fin janvier 2023. L'accusé reconnaît avoir tué la victime, mais il défend un mobile amoureux, en opposition avec l'hypothèse crapuleuse avancée par les enquêteurs. Les débats, ouverts ce lundi, ont été marqués par des révélations troublantes sur la découverte du corps et les déclarations controversées de l'accusé.

La découverte macabre du corps de Sihem

Un gendarme de la section de recherches de Nîmes a décrit la scène du 2 février 2023, où le corps de Sihem a été retrouvé après quatre jours de disparition. "Le corps a été traîné et porté jusque-là, et camouflé, oui, il y a des feuilles et un tronc d'arbre", a-t-il relaté, évoquant un accès difficile par un chemin forestier. Un foulard rouge, utilisé comme repère, a également été identifié. La victime portait un pull noir, un soutien-gorge blanc et un string noir, selon le témoignage de l'enquêteur.

L'accusé, un homme au passé délinquant et à l'assurance déconcertante

Mahfoud Hansali, Gardois au parcours criminel marqué par des condamnations, dont 12 ans de prison pour un braquage, affiche une assurance surprenante durant les interrogatoires. Il a rappelé au président de la cour d'assises, Christian Pasta, leur première rencontre il y a vingt-cinq ans, ce à quoi le magistrat a répondu : "Vous avez bonne mémoire, moi je ne me souviens pas de vous". L'accusé, carrossier de profession, maintient sa version des faits, expliquant s'être réfugié dans la religion en raison de sa culpabilité.

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Un mobile amoureux contesté par les proches et la défense

Hansali affirme avoir eu des "relations charnelles" avec Sihem, corrigeant le terme "relations sexuelles" utilisé par le président. "J'ai eu trois ou quatre fois une relation charnelle avec elle, voilà", a-t-il déclaré, insistant sur l'absence de relation continue. Cette version a ulcéré les proches de la défunte, qui contestent vigoureusement cette liaison. Me Mourad Battikh, avocat de la partie civile, a dénoncé une "défense infâme", soulignant que rien dans le dossier ne corrobore ces affirmations.

L'hypothèse crapuleuse d'un faux enlèvement

Les enquêteurs privilégient une piste crapuleuse, liée à un trafic de stupéfiants. Selon cette théorie, Hansali aurait simulé un faux enlèvement de Sihem dans le cadre d'un plan impliquant un dealer, avec une récompense de 100 000 € en jeu. Le gendarme a confirmé que "tout le monde parle de 'plan', pour moi, c'est le mobile du crime". Cependant, le président s'est interrogé sur la logique d'un tel scénario, demandant : "Un faux enlèvement ? Mais quel intérêt ? Dans ce milieu, un commanditaire veut le cadavre".

Les enjeux du procès et les perspectives

Le procès met en lumière des contradictions majeures entre la version de l'accusé et celle des enquêteurs. Me Darrigade, avocat de la défense, a souligné que "sa vérité, c'est la relation sentimentale, les jurés arbitreront". Alors que les débats se poursuivent, l'affaire reste entourée de mystères, avec des éléments flous qui compliquent la recherche de la vérité. La cour devra trancher entre un mobile amoureux ou crapuleux dans ce drame qui a secoué la région.

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