Un homme de 45 ans, mis en examen pour meurtre après avoir tué un propriétaire à Saint-Christol-lez-Alès le 10 avril 2025, a comparu ce mercredi devant la chambre de l'instruction pour demander sa remise en liberté. « Je n'ai jamais voulu tuer quiconque », a-t-il déclaré en conclusion de son audition.
Les faits : un conflit locatif qui tourne au drame
Le drame s'est déroulé dans un quartier résidentiel de Saint-Christol-lez-Alès, dans le Gard. Selon les éléments de l'enquête, un différend entre le propriétaire et son locataire a dégénéré. Le suspect a fait usage d'un fusil de calibre 22 long rifle, tirant plusieurs coups mortels. Malgré une tentative de réanimation, la victime n'a pas survécu à ses blessures. Placé en détention provisoire depuis le 12 avril 2025, l'homme est incarcéré à la maison d'arrêt de Nîmes.
La défense plaide pour un contrôle judiciaire
Me Hélène Mordacq, avocate du détenu, a plaidé pour une remise en liberté sous strict contrôle judiciaire, voire sous surveillance électronique. Elle a proposé que son client réside dans l'Hérault, à plus de 70 km des lieux des faits. Selon elle, son client « a tiré pour faire peur » et non pour tuer. Elle a également contesté certains éléments de l'ordonnance du juge des libertés et de la détention, les qualifiant d'« inexacts ». Concernant les huit condamnations antérieures de son client, elle a minimisé leur portée, affirmant que seules deux concernent des violences, datant d'une vingtaine d'années.
L'avocat général s'oppose à la libération
Dominique Sié, avocat général, a requis le maintien en détention. Il a souligné que l'instruction est toujours en cours et que des contradictions dans le dossier doivent être vérifiées. « Des éléments restent à éclaircir », a-t-il insisté. Le président Teissier a rappelé que le débat devait se concentrer sur les critères de détention ou de liberté, sans entrer dans le fond du dossier.
Décision attendue vendredi
La chambre de l'instruction rendra son arrêt ce vendredi 12 juin. D'ici là, le suspect reste incarcéré. Cette affaire avait suscité une vive émotion à Saint-Christol-lez-Alès, où les habitants du quartier résidentiel avaient été choqués par la violence du drame.



