Un quadragénaire interpellé pour menaces de mort sur Facebook contre un maire
Un homme d'une quarantaine d'années a été placé en garde à vue après avoir publié des menaces de mort à l'encontre de Jacques Breillat, maire sortant de Castillon-la-Bataille et candidat pour un nouveau mandat. Les propos incriminés ont été postés sur la page Facebook de campagne de sa concurrente, Sandrine Chadourne, candidate du Rassemblement National (RN).
Des propos violents et haineux
L'élu Horizon a déposé plainte suite à ces publications, qualifiées de menaçantes et haineuses. Le parquet de Libourne a confirmé, ce jeudi 19 février, l'interpellation de l'auteur par la gendarmerie nationale. Les messages incluaient des phrases comme « J’attends qu’il soit plus maire pour le démonter. Et s’il y reste pareil obligatoire fils de p… », avec une référence inquiétante : « Les silures ont faim ».
Jacques Breillat a souligné que l'individu avait déjà été condamné en 2023 pour outrage à son égard, marquant ainsi une récidive. « Les propos tenus sont sans ambiguïté. Je ne peux accepter, dans le cadre d’une campagne électorale qui débute à peine, que des propos soient ainsi hébergés plus de douze heures sur le site de Mme Chadourne », a-t-il déclaré.
Accusations de responsabilité et de propos xénophobes
Le maire sortant en appelle à plus de respect et de contrôle des contenus en ligne, estimant que Sandrine Chadourne est responsable des propos hébergés sur sa page. « Mme Chadourne est responsable des contenus qu’elle héberge. Tant ceux proférés à mon encontre que les propos xénophobes délirants qui ont suivi de la part du même auteur. Car il n’a pas été banni et a continué à écrire. Ce n’est pas acceptable de la part d’une élue », a-t-il ajouté, rappelant que Sandrine Chadourne est conseillère régionale d'opposition.
La réponse de la candidate RN
Sandrine Chadourne, de son côté, a choisi de ne pas relever l'incident. « Si je devais réagir chaque fois que M. Breillat s’offusque, je ne ferais que ça. Et contrairement à lui, je n’ai pas de temps à perdre à fouiner sur son Facebook ou celui de sa campagne, qui doit être du même acabit. J’ai une campagne à mener. […] M. Breillat s’offusque juste d’avoir une adversaire politique », a-t-elle commenté, minimisant ainsi la gravité des faits.
Cette affaire met en lumière les tensions croissantes dans le cadre des campagnes électorales locales, où les réseaux sociaux deviennent parfois le théâtre de dérives verbales et de menaces. Les autorités judiciaires restent vigilantes face à ces comportements, rappelant l'importance de la modération en ligne et du respect des règles légales.



