Dans la soirée du 28 avril 1944, au lieu-dit Les Merles, à Saint-Martin-de-Fressengeas, une colonne composée de 150 soldats allemands et de membres de la Phalange nord-africaine a massacré dix hommes : six maquisards francs-tireurs et partisans français (FTPF) et quatre civils. Sept d'entre eux ont été fusillés lâchement dans une petite cour au centre du hameau.
Une cérémonie annuelle pour le devoir de mémoire
Mardi 28 avril, comme chaque année, une cérémonie s'est déroulée devant la stèle commémorative érigée à l'entrée du village. De nombreux élus étaient présents, dont Jacques Ranoux, conseiller départemental délégué à la mémoire et à la citoyenneté, ainsi que des représentants de la gendarmerie et des associations mémorielles comme le comité de Thiviers de l'Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance (Anacr), l'Amicale du 1er régiment FTPF Dordogne Nord et l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). Une vingtaine de porte-drapeaux ont également participé.
Des discours et des chants pour honorer les martyrs
Après le dépôt de gerbes et l'interprétation du « Chant des partisans », les prises de parole se sont succédé : Michel Augeix, maire de Saint-Martin-de-Fressengeas, accompagné de son adjointe Catherine Billat, Jean-Michel Lahieyte, président de l'Amicale du 1er régiment FTPF Dordogne Nord, et Renée Mortessage, du comité de Thiviers de l'Anacr. Les élèves du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Saint-Martin, Saint-Romain-et-Saint-Clément et Saint-Jean-de-Côle ont ensuite entonné « La Marseillaise » devant le monument.
Sur la stèle figurent les noms et âges des dix martyrs, ainsi que ces mots : « Honte à jamais au fascisme et à la sauvagerie nazie ». Comme l'a déclaré Jean-Michel Lahieyte : « Combien de fois avons-nous répété plus jamais ça et constaté que les guerres et les pires barbaries recommencent toujours ! »
Un cortège vers le lieu d'exécution
Ensuite, le cortège s'est dirigé vers la petite cour où les résistants ont été tués, couchés et à bout portant. Une plaque commémorative y a été apposée en leur mémoire. Les enfants des écoles du RPI ont récité à tour de rôle les vers du poème « Liberté » de Paul Éluard, issu d'un recueil clandestin écrit en 1942 pendant la Seconde Guerre mondiale, un message d'espoir face à l'occupation allemande.



