Mardi 25 août, dans le quartier du Panier à Marseille, le chef d'un restaurant a empêché deux hommes cagoulés de mettre le feu à son établissement. La vidéo de la scène montre l'un des assaillants asperger le sol d'essence lorsque le restaurateur se jette sur le second, provoquant la fuite du premier. Le patron a retenu l'autre suspect pendant 42 secondes avant qu'il ne parvienne à s'échapper, rapporte La Provence.
Une série d'attaques dans le quartier
Depuis une dizaine de jours, trois restaurants du secteur ont été ciblés par des tentatives de dégradations et d'incendies. La division de la criminalité organisée et spécialisée a été saisie de l'enquête. Les méthodes employées sont attribuées aux narcotrafiquants, selon franceinfo.
Dans la vidéo obtenue par nos confrères, on voit les deux individus entrer avec un jerrican d'essence. L'arroseur prend la fuite et rejoint une Ford Fiesta qui file vers les quartiers nord de Marseille. Le restaurateur, lui, lutte avec le deuxième homme avant qu'il ne s'échappe à son tour.
Le restaurateur témoigne
« Je ne voulais pas qu'il s'enfuie. Mais c'est vrai qu'il aurait pu être armé », a confié le patron à La Provence. Il a ajouté : « Depuis qu'on a ouvert, je n'avais jamais vu ça. »
Ces actes d'intimidation et de dégradations n'ont fait l'objet d'aucune tentative d'extorsion. « Ça va peut-être venir. On nous attaque peut-être pour venir nous proposer de nous protéger ensuite », a expliqué le restaurateur.
Un suspect interpellé, les commanditaires recherchés
Le premier fuyard, un homme de 24 ans, a été intercepté 20 minutes après sa tentative ratée par des policiers municipaux. Il était toujours en garde à vue vendredi 28 août dans les locaux de la brigade de répression du banditisme (BRB).
Les autorités cherchent à identifier les commanditaires. « C'est compliqué de faire le lien entre les équipes, puisque les petites mains sont recrutées sur la toile via les réseaux sociaux et ne se connaissent pas entre elles. Leur seul lien c'est le commanditaire qui souvent n'apparaît jamais, si ce n'est derrière un pseudo », a indiqué une source proche du dossier. « Pour s'attaquer à plusieurs établissements de la place, ça veut dire qu'il y a quelqu'un qui veut soit les racketter, soit y installer sa propre sécurité », a-t-elle complété.



