Marine Le Pen a été condamnée ce mardi 7 juillet à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 mois avec sursis. Cette décision judiciaire, qui pourrait compromettre sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, marque un tournant dans la normalisation du Rassemblement National.
Un discours aux accents gaulliens
Jeudi, à la télévision, elle avait lancé, l'air de rien : « Je suis gaullienne ». Samedi, devant les militants du RN, elle citait Le Chant des partisans : « Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place ». Ce spectaculaire tête-à-queue historique a permis à Marine Le Pen d'occuper la scène politique avant sa condamnation.
Une candidate sous bracelet électronique
Ultime normalisation pour un parti construit dans l'antigaullisme, dont le sort se retrouve désormais entre les mains d'une candidate sous bracelet électronique, favorite du scrutin de 2027. « Je suis un peu différente des autres, assurait-elle il y a plusieurs mois. Je sais qui je suis, je suis mieux placée pour mener des réformes difficiles car j'en ai pris plein la gueule toute ma vie. »
Conséquences politiques
Cette condamnation suscite de vives réactions dans le paysage politique français. Alors que Marine Le Pen se présentait comme la candidate de la rupture, cette peine d'inéligibilité pourrait l'empêcher de se présenter à la prochaine présidentielle. Le Rassemblement National dénonce une décision politique et annonce faire appel.



