Une marche blanche entre douleur et incompréhension
Ce dimanche, entre 150 et 200 personnes, vêtues de blanc avec un cœur rouge, ont défilé à Maureillas, dans le hameau de Las Illas, près de Perpignan. Le cortège s'est élancé derrière deux banderoles : « Las Illas village en deuil » et « La vérité pour Jean-Marc ».
Jean-Marc Sibille, écrivain de 65 ans, a été abattu à son domicile le 29 avril par le GIGN après une altercation de voisinage. Selon les informations, l'homme aurait tiré en l'air avant de rentrer chez lui. Alerté par la femme du voisin, le GIGN a qualifié Jean-Marc de « forcené armé et enfermé chez lui avec sa femme et ses enfants », avant de l'abattre. Un portrait contesté par ses proches.
Deux enquêtes ouvertes
La veuve de Jean-Marc conteste formellement le récit d'un homme retranché menaçant sa famille. Ses amis le décrivent comme « sociable, généreux » et « tout sauf agressif ». Au-delà de la tristesse, l'incompréhension domine. Une marche similaire a eu lieu simultanément à Madagascar, où réside une partie de sa famille, pour réclamer justice.
Le parquet de Perpignan a ouvert deux enquêtes : l'une sur les violences initiales de la victime, l'autre sur le tir mortel du militaire.



