Disparition tragique de Madoua, 4 ans : l'avocat de la famille dénonce une négligence
Les recherches bénévoles pour retrouver Madoua, un enfant autiste de quatre ans disparu le 25 février à Neuilly-Plaisance en Seine-Saint-Denis, ont été interrompues vendredi 7 mars. Cette décision fait suite à l'analyse par les enquêteurs d'images de vidéosurveillance montrant le corps d'un enfant dériver dans la Marne, comme l'a annoncé le parquet de Bobigny. Bien que les recherches nautiques se poursuivent activement, l'avocat de la famille pointe du doigt une négligence présumée dans la gestion de l'enquête.
Des images de vidéosurveillance révélatrices
Le procureur Eric Mathais a communiqué de nouveaux éléments à la presse, indiquant que certaines images de vidéosurveillance ont été améliorées techniquement pour une meilleure exploitation. Ces vidéos ne montrent pas Madoua tombant dans l'eau, mais on y voit le corps d'un enfant vêtu de bleu susceptible de correspondre à Madoua. La famille a été informée de ce fait d'enquête jeudi soir par la brigade de protection des mineurs, avec l'assistance d'une psychologue. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le comité bénévole de recherches avait déjà annoncé sur les réseaux sociaux que les images établissaient que Madoua était tombé dans l'eau.
Les circonstances de la disparition
Le 25 février en début d'après-midi, Madoua se trouvait sur une aire de jeux située le long de la Marne à Neuilly-Plaisance lorsqu'il a échappé à l'attention de sa famille. Selon un appel à témoins de la préfecture de police de Paris, l'enfant, atteint d'un trouble autistique et ne s'exprimant pas verbalement, était parti en courant sur la promenade en direction du Perreux-sur-Marne. De nombreux habitants s'étaient joints aux recherches, scrutant la Marne, alors particulièrement haute avec un fort courant. Le parquet de Bobigny avait immédiatement saisi le commissariat de Neuilly-sur-Marne d'une enquête en disparition inquiétante, puis la brigade de protection des mineurs ce lundi.
L'avocat accuse une négligence
Dans un communiqué diffusé vendredi, le procureur a rappelé la mobilisation de centaines de policiers et militaires, avec une zone de recherches de 34 kilomètres, l'assistance de chiens, des interventions de plongeurs, et l'usage de drones et d'hélicoptères. Cependant, l'avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou, a annoncé le décès du jeune Madoua et reproche une saisine tardive de la brigade de protection des mineurs, cinq jours après la disparition. Il accuse le parquet d'avoir échoué à analyser ces vidéos en temps utile, déplorant une négligence qui a, selon lui, prolongé l'angoisse de la famille et exposé des centaines de bénévoles à une recherche vaine.
- Les recherches bénévoles sont arrêtées après l'analyse des images.
- Le procureur confirme la poursuite des recherches nautiques.
- L'avocat dénonce un retard dans l'enquête et une négligence.



