Violente altercation à Lyon entre identitaires et antifascistes : un jeune homme grièvement blessé
Jeudi soir, une rixe d'une extrême violence a éclaté quai Fulchiron, dans le 5ᵉ arrondissement de Lyon, opposant des membres du collectif identitaire Nemesis à des militants antifascistes. Un jeune homme de 23 ans, proche du collectif, a été grièvement blessé à la tête et transporté d'urgence à l'hôpital. Son pronostic vital reste, à ce stade, engagé, selon les informations recueillies.
Le déroulement des événements
Selon Alice Cordier, présidente du collectif identitaire Nemesis, ses activistes s'étaient rassemblés devant l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Lyon pour protester contre une conférence prévue de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Ils auraient ensuite été « pris à partie » par des militants antifascistes, débouchant sur une « altercation violente ». Le jeune homme de 23 ans, membre du service d'ordre informel de Nemesis présent pour assurer la sécurité, a reçu plusieurs coups à la tête, notamment avec des poings américains. Une source proche de l'enquête a indiqué à l'AFP qu'il avait également été atteint de coups de couteau, avec des organes vitaux touchés en plus d'un important hématome crânien.
La situation de la victime
Le jeune homme, accompagné d'un ami d'une vingtaine d'années légèrement blessé, aurait marché un peu après la rixe pour « se mettre à l'abri » avant d'être pris en charge par les pompiers. Il est actuellement hospitalisé dans un état grave, avec un pronostic vital engagé. Les circonstances exactes de l'agression font l'objet d'une enquête approfondie.
Les réactions politiques et judiciaires
Le parquet de Lyon a immédiatement ouvert une enquête pour violences aggravées, confiée à la Direction interrégionale de la police, afin de déterminer le contexte et les circonstances des faits. L'eurodéputée LFI Rima Hassan a condamné « fermement » ces « faits extrêmement graves et inacceptables ». Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a également condamné « avec la plus grande fermeté la rixe d'une extrême violence », soulignant que « rien ne peut justifier de tels affrontements ». De son côté, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a imputé l'agression au groupe antifasciste La Jeune Garde, proche de LFI, estimant que « l'impunité de l'extrême gauche doit cesser ».



