Mort de Quentin à Lyon : le procureur révèle des lésions crâniennes mortelles après une rixe politique
Lyon : lésions crâniennes mortelles pour le militant nationaliste Quentin

Mort de Quentin à Lyon : le procureur révèle des lésions crâniennes mortelles

Le procureur de la République de Lyon s'est exprimé ce 16 février 2026 devant la presse pour faire le point sur le décès tragique de Quentin, un jeune militant nationaliste, survenu lors d'une violente rixe dans la ville. Les déclarations officielles ont apporté des précisions médicales et judiciaires cruciales sur cette affaire qui mêle tensions politiques et violences urbaines.

Des lésions majeures à la tête identifiées par l'autopsie

L'autopsie pratiquée dans la matinée du 16 février a permis d'établir que Quentin présentait essentiellement des lésions majeures à la tête, décrites comme mortelles par le représentant du parquet. Ces blessures sont directement liées à l'agression subie par le jeune homme lors des événements du 12 février. Le procureur a confirmé que le décès résultait de ces traumatismes crâniens graves, mettant ainsi fin aux spéculations sur la nature des blessures.

Le contexte de la soirée du 12 février reconstitué

Le procureur a pris soin de recontextualiser la soirée du 12 février, rappelant qu'un groupe de sept jeunes femmes du groupuscule féministe Némésis s'était rendu à Lyon pour manifester contre la présence de Rima Hassan, députée européenne La France Insoumise, qui donnait une conférence à Sciences-Po Lyon. Ces militantes, apparentées à l'extrême droite, ont déployé une banderole avant d'être prises à partie par des individus. Parmi elles, deux ont subi des violences entraînant une incapacité totale de travail de 2 et 5 jours.

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Une agression collective et violente

Vers 18 heures, le groupe de Némésis et ses soutiens, dont Quentin, ont été attaqués par un autre groupe d'une vingtaine d'individus encagoulés. Le procureur a précisé que "trois jeunes hommes ont été jetés au sol, dont Quentin" et qu'"au moins six personnes ont frappé violemment le jeune homme au sol". L'agression s'est produite notamment quai Fulchiron dans le 5e arrondissement et rue Victor Lagrange dans le 7e arrondissement. Quentin, étudiant en mathématiques et militant identitaire, a été très grièvement blessé, placé dans le coma, et est finalement décédé le samedi 14 février.

Deux enquêtes judiciaires ouvertes

Lors de sa conférence de presse, le procureur a annoncé l'ouverture de deux enquêtes distinctes :

  • Une pour homicide volontaire
  • Une autre pour crime commis en réunion, avec les mentions spécifiques de port d'arme et d'individus masqués

Pour l'instant, une quinzaine de personnes ont été entendues par les enquêteurs, mais le procureur a souligné qu'il n'y avait "pas d'interpellations pour le moment". Les vidéos de l'altercation qui ont circulé sur les réseaux sociaux ont été authentifiées et confirmées comme provenant bien du 12 février.

Les répercussions politiques immédiates

La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé le lundi 16 février la suspension "des droits d'accès" à l'Assemblée de l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot. Cette décision fait suite au fait que son nom est "cité par plusieurs témoins" dans l'agression mortelle de Quentin. Un communiqué de la présidence du Palais Bourbon explique que "sa présence dans l'enceinte de l'Assemblée nationale pourrait entraîner un trouble à l'ordre public". Cette suspension est prise à titre conservatoire, sans préjudice des suites de l'enquête judiciaire. La présence effective de cet assistant parlementaire sur les lieux de l'altercation n'a cependant pas été confirmée officiellement.

Cette affaire continue de susciter de vives réactions dans le paysage politique français, avec des accusations croisées entre différents courants politiques. Les investigations se poursuivent pour identifier précisément les responsables de cette violence mortelle et établir les circonstances exactes de cette tragédie lyonnaise.

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