Un millier de policiers et gendarmes sont déployés ce mardi dans le département du Rhône pour mener plus de 200 opérations de lutte contre le trafic de stupéfiants. Cette vaste mobilisation vise à contrer l'intensification récente des violences liées au narcotrafic, a indiqué la préfecture.
Opérations ciblées à Lyon et sa banlieue
Les opérations judiciaires et de contrôle se déroulent tout au long de la journée à Lyon et dans sa périphérie. La préfecture n'a pas fourni de détails supplémentaires sur les cibles exactes. La troisième ville de France connaît depuis plusieurs mois une recrudescence des actes d'intimidation et des affrontements entre trafiquants, au mépris de la sécurité des habitants.
Faits marquants récents
Le 11 mai, trois personnes sans antécédents judiciaires ont péri dans un incendie criminel à Décines-Charpieu, à l'est de Lyon. Plusieurs départs de feu et tirs avaient été signalés les jours précédents. « La thèse du règlement de comptes est privilégiée », a déclaré le directeur interdépartemental de la police nationale, Nelson Bouard.
Le 2 mai, un corps calciné a été découvert dans une voiture incendiée à Villeurbanne, après des échanges de tirs en pleine rue. Lundi soir, vers 21 heures, trois personnes ont été blessées par balles dans le 8e arrondissement de Lyon. Le parquet a ouvert une enquête pour « tentative d'homicide en bande organisée ».
Chiffres alarmants
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué vendredi sur France 5 que « depuis le début de l'année, dans la région lyonnaise, nous enregistrons un peu moins de 70 actes d'intimidation, alors qu'en 2025, ce sont 71 faits recensés sur toute l'année ». Le nouveau préfet du Rhône, Étienne Guyot, a déclaré lundi que rétablir le calme « sera la priorité des priorités », déplorant des « pressions, des actions qui broient des familles et qui enferment des quartiers ».



