Un élu de Carvin violemment agressé après avoir demandé à un automobiliste de ralentir
À Carvin, dans le département du Nord, un conseiller municipal a été victime d'une violente agression de la part de quatre individus. Ces derniers n'auraient pas apprécié qu'il leur fasse signe de ralentir alors qu'ils circulaient à vive allure en voiture dans les rues de la commune.
Une attaque devant le domicile de la victime
Selon les informations de France 3, c'est devant le domicile de la victime que l'agression a eu lieu, vendredi soir en fin de journée. Rémi Serpaud, élu au conseil municipal de Carvin, rentrait chez lui lorsqu'il a aperçu un véhicule arriver beaucoup trop vite, mettant potentiellement en danger les autres usagers de la route.
L'élu a alors fait signe au conducteur pour que ce dernier réduise sa vitesse. Le véhicule s'est immédiatement arrêté et quatre personnes en sont descendues. Elles ont alors tabassé le conseiller municipal avant de prendre rapidement la fuite, laissant la victime gravement blessée.
Une hospitalisation nécessaire et des responsables identifiés
Cette violente agression a nécessité l'hospitalisation de Rémi Serpaud, qui a subi des blessures importantes. « Au nom du conseil municipal, j'apporte tout notre soutien à notre collègue Rémi Serpaud, violemment agressé vendredi soir alors qu'il agissait contre l'insécurité routière », a déclaré sur Facebook le maire de Carvin, Philippe Kemel.
Une enquête a été ouverte immédiatement après les faits et, selon les déclarations du maire lundi soir, « les responsables ont été déjà identifiés ». La police municipale aurait permis de retrouver la voiture incriminée grâce à sa plaque d'immatriculation, ce qui a conduit à l'identification de son propriétaire. À ce stade de l'enquête, on ignore encore si un ou plusieurs suspects ont été interpellés par les forces de l'ordre.
Une délibération pour la protection des élus locaux
Le maire Philippe Kemel, qui vient d'être réélu au second tour des élections municipales dimanche dernier, a annoncé qu'il allait soumettre « une délibération de protection fonctionnelle pour garantir la sécurité des élus » lors du conseil municipal d'installation prévu samedi prochain.
Cette mesure vise à renforcer la protection des représentants locaux qui, dans l'exercice de leurs fonctions, peuvent être confrontés à des situations de violence. L'agression de Rémi Serpaud soulève des questions plus larges sur la sécurité des élus municipaux et leur vulnérabilité face à des actes de violence gratuite.
L'incident met également en lumière le problème récurrent de l'insécurité routière dans les zones résidentielles, où certains conducteurs adoptent des comportements dangereux mettant en péril la sécurité des piétons et des autres usagers de la route.



