Lexi Jones, fille de David Bowie, révèle son enfance difficile et sa quête d'identité
Lexi Jones, fille de Bowie, parle de son enfance difficile

La fille de David Bowie et Iman brise le silence sur son enfance tourmentée

Pas toujours facile d'être la fille de... Surtout lorsque vos parents s'appellent David Bowie et Iman, deux icônes mondiales qui ont rayonné sur scène et dans les magazines. Lexi Jones, âgée de 25 ans, a récemment partagé une longue vidéo sur Instagram, levant le voile sur une jeunesse broyée par le mal-être et une profonde quête d'identité.

Une enfance sous le regard constant du public

« Ce n'est pas parce que mes parents sont célèbres que j'ai eu une super enfance », révèle-t-elle avec franchise. « J'ai grandi en étant observée, avant même de savoir que je l'étais. Très jeune, j'ai senti que les gens aimaient l'idée de moi, pas la personne que j'étais... » Même si elle reconnaît avoir été « aimée et choyée » par son père et sa mère, qui ont tout fait pour la préserver de la notoriété, le décalage entre sa vie réelle et l'image glamour de ses parents a fini par la perturber profondément.

Ce fossé l'a plongée dans l'anxiété et des problèmes d'identité croissants. « C'était très étrange, je me sentais si vide alors que ma vie était très remplie... », confie-t-elle, décrivant un sentiment de solitude malgré un environnement apparemment privilégié.

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Des années sombres marquées par la dépression et les addictions

À l'âge de 11 ans, Lexi tombe dans la dépression et traverse une période très sombre, marquée par la boulimie et l'automutilation. Trois ans plus tard, lorsque son père est diagnostiqué d'un cancer du foie, elle se réfugie dans l'alcool et la drogue. « J'étais au bout du rouleau », reconnaît-elle aujourd'hui.

David Bowie et Iman réagissent rapidement et décident de faire interner leur fille pendant trois mois dans un établissement spécialisé pratiquant la « thérapie en milieu naturel ». Cette approche vise à briser brusquement toute dépendance. « Des hommes sont entrés, ils mesuraient tous les deux plus d'1,80 m. Ils m'ont dit que je pouvais choisir la voie facile ou la voie difficile. J'ai choisi la voie difficile », se souvient-elle avec émotion.

Une thérapie radicale en mode survie

Lexi intègre alors un campement spartiate en plein hiver, sans intimité, avec seulement une douche par semaine. « Ils m'ont arrachée à tout ce que je connaissais et je hurlais à la mort. Je criais à l'aide, mais personne n'est venu », explique-t-elle. Les conditions étaient extrêmes :

  • Creuser des trous dans le sol pour servir d'abris
  • Faire du feu avec des écorces de bouleau en frottant du silex et de l'acier
  • Dormir sous des bâches, sur un tapis de yoga et dans un sac de couchage

Après ce stage en mode survie, Lexi passe 13 mois dans un centre de traitement plus classique, dans l'Utah. C'est là qu'elle apprendra la mort de son père en janvier 2016. « Toute la famille était là, sauf moi », révèle-t-elle, précisant qu'elle avait pu lui parler deux jours avant sa mort. « Je lui ai dit que je l'aimais et il m'a répondu pareil, nous le savions tous les deux... » Un moment particulièrement douloureux pour la jeune fille.

La reconstruction et l'affirmation de soi

Après de nouvelles rechutes, Lexi finit par trouver sa propre voie en prenant soin de se démarquer du nom de Bowie, qu'elle trouve trop écrasant. Elle tient ainsi à garder le patronyme moins connu de son père, Jones, affirmant ainsi son identité propre.

Aujourd'hui, Lexi Jones est devenue artiste et chanteuse. Après avoir exploré plusieurs domaines comme la photographie, la peinture et la mode, elle a discrètement sorti l'an dernier son tout premier album intitulé Xandri, avec des titres entièrement composés et produits par elle. Ce projet musical marque peut-être le premier jalon d'une carrière prometteuse, loin de l'ombre de ses célèbres parents.

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